Dans un contexte institutionnel en pleine recomposition, marqué notamment par la récente démission de Veron Mosengo-Omba, la Confédération Africaine de Football passe à l’offensive. L’instance faîtière du football africain enclenche une refonte structurelle de ses Statuts et Règlements, avec en ligne de mire : restaurer la crédibilité de l’écosystème arbitral et consolider l’architecture juridictionnelle du football continental.
Au cœur de cette réforme, un chantier technique majeur : la gouvernance de l’arbitrage et l’optimisation de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR). La CAF entend rehausser les standards d’évaluation des officiels de match, affiner les protocoles d’intervention VAR et renforcer la traçabilité des décisions arbitrales. Objectif affiché : garantir une lecture plus homogène des situations de jeu, notamment sur les phases critiques telles que les fautes dans la surface, les positions de hors-jeu millimétrées ou encore les incidents disciplinaires à haute intensité.

Cette remise à niveau intervient en réponse directe aux zones de turbulence observées, notamment lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, où certaines décisions arbitrales avaient suscité de vives contestations. Une séquence que la CAF veut désormais ériger en cas d’école pour renforcer ses mécanismes de prévention et de gestion des litiges.
Sur le plan juridictionnel, l’instance dirigeante mise sur une ingénierie institutionnelle plus robuste. Le Jury Disciplinaire et la Commission d’Appel verront leurs prérogatives consolidées, avec une sélection encore plus rigoureuse de profils d’experts : magistrats, juristes sportifs et avocats spécialisés, reconnus pour leur maîtrise du droit du sport et leur indépendance décisionnelle. Une approche qui vise à garantir une jurisprudence cohérente, transparente et alignée sur les standards internationaux.
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La CAF n’oublie pas pour autant les acquis récents. Elle rappelle que les performances arbitrales lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2023 avaient été saluées pour leur précision technique, la fluidité des prises de décision et la qualité de la collaboration entre arbitres centraux et assistants VAR. Un niveau d’excellence que l’instance ambitionne de réinstaller durablement.
Avec cette réforme, la Confédération Africaine de Football affiche clairement ses ambitions : professionnaliser ses officiels, sécuriser ses compétitions et rétablir la confiance autour du jeu. Une nouvelle dynamique où rigueur, transparence et performance arbitrale s’imposent comme les fondations du football africain.
WILFRIED NGOMSEU






