Dans l’arène surchauffée de Kigali, la première journée du 47e Championnat d’Afrique des clubs champions masculins de la Confédération Africaine de Volleyball a livré un contraste saisissant pour les représentants camerounais, entre maîtrise collective et passages à vide face à des blocs adverses bien en place.
Porté par une organisation de jeu fluide et une excellente gestion du tempo, le Port Autonome de Douala Volleyball a signé une entrée aboutie en dominant Rwanda Energy Group en trois sets maîtrisés (26-24, 25-23, 25-23). Dans une rencontre disputée point par point, les Doualais ont fait la différence sur la qualité de leur réception-attaque, stabilisant la première touche pour permettre une distribution variée et imprévisible. Le passeur, précis dans ses choix, a constamment sollicité ses ailes et son central en premier tempo, désorganisant le contre adverse. Solide au block, discipliné en défense de zone et efficace dans le “side-out”, le Port Autonome a su verrouiller les fins de set grâce à une meilleure lecture des trajectoires et une prise de décision rapide sur les balles hautes.

En revanche, la marche était trop haute pour Cameroon Sports Volleyball, sèchement battu 3-0 par le géant égyptien Al Ahly Volleyball (11-25, 16-25, 11-25). Dominés dans tous les compartiments, les Camerounais ont souffert en réception face à un service flottant et puissant, peinant à construire des phases offensives propres. Le bloc adverse, parfaitement synchronisé, a neutralisé les tentatives d’attaque, tandis que les transitions attaque-défense ont manqué de fluidité pour espérer inverser la dynamique.
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Même constat mitigé pour le Litto Team Volleyball, renversé 3-1 par Customs Service Volleyball (19-25, 27-25, 25-22, 25-22). Après un premier set convaincant grâce à une bonne efficacité offensive et une défense de champ agressive, les Camerounais ont progressivement perdu en intensité. Le relâchement en réception et quelques erreurs directes au service ont permis aux Nigérians de reprendre le contrôle, notamment dans le money-time des sets, où la gestion des points décisifs a fait défaut.
Au terme de cette première journée, le bilan camerounais oscille entre satisfaction et ajustements nécessaires. Si le Port Autonome de Douala a démontré une vraie solidité structurelle et une capacité à performer sous pression, ses deux compatriotes devront rapidement corriger leurs déséquilibres techniques et tactiques pour rester compétitifs dans une compétition où le moindre détail, du placement au bloc jusqu’à la qualité de la relance, peut faire basculer un match.
WILFRIED NGOMSEU






