Figure du public congolais révélée pendant la CAN 2025, Michel Kuka Mboladinga dit « Lumumba VEA » a retracé le 21 juillet 2026 les 13 années qui l’ont mené de Kinshasa aux projecteurs de la finale de la Coupe du Monde à New York. Un récit où il met en avant la patience, la foi et la reconnaissance reçue dans plusieurs pays.
Tout commence au stade avec les Moscovites. Pour Lumumba VEA, l’A.S Vita Club n’est pas juste un club de cœur. C’est la vitrine qui l’a révélé. C’est là qu’il a construit sa voix de supporter, son style, et l’attachement à un maillot qu’il dit porter « à vie ». Kinshasa reste pour lui la matrice : l’endroit où la passion s’est transformée en identité publique.
Rabat, la validation : quand un peuple adopte un artiste
Le deuxième chapitre se joue au Maroc. À Rabat, dit-il, quelque chose a basculé. Le public marocain n’a pas seulement regardé : il a reconnu. Cette acceptation, il la présente comme le déclic qui l’a fait passer de simple animateur de tribunes à une figure qui compte. Le Maroc devient la première terre étrangère à lui donner une légitimité.

Un an après la CAN, le saut est encore plus grand. Invité à la Coupe du Monde 2026, il se retrouve à Guadalajara, au bord du terrain, au milieu de milliers de supporters. Lui qui, en juin 2025, n’imaginait pas une telle scène, décrit ce moment comme la preuve concrète qu’un rêve peut déborder le cadre qu’on lui donne. Le Mexique marque son entrée dans le cercle très fermé des grands événements FIFA.
New York, le 19 juillet 2026 : l’image qui fait le tour du monde
Le point culminant arrive à distance. Alors qu’il n’est pas physiquement aux États-Unis, son visage apparaît sur les écrans de la finale du Mondial à New York. Des millions de téléspectateurs le voient. Lui parle de « scénario », de « privilège » et de « grâce ». Pour un supporter parti de Kinshasa, voir son image projetée lors de l’événement footballistique le plus suivi de la planète boucle une boucle improbable.
13 ans dans l’ombre, une réussite assumée comme un don
Lumumba VEA refuse de résumer ces moments à la chance. Il parle de 13 années de persévérance, de renoncements et de travail silencieux. Dans sa publication, il rend surtout hommage à sa foi : selon lui, c’est Dieu qui a préparé ce parcours et choisi le timing de la récompense. D’où son message final : rester constant, car le temps finit toujours par donner raison à ceux qui tiennent.
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De la ferveur de Vita à la finale mondiale, le parcours de Lumumba VEA s’impose désormais comme une histoire de long terme. Une trajectoire qui, au-delà du football, veut montrer qu’avec de la résilience, une terre d’accueil peut se trouver à Rabat, un rêve se réaliser à Guadalajara, et une consécration surgir, même à distance, sur un écran à New York.
Japhet Mbakop Tchagha






