Des premiers projecteurs à la conquête des plus prestigieuses scènes du continent, Émilienne Danielle Ngo Bassong plus connue sous le nom d’Emy Dany Bassong ou l’emblématique « Ngo Bikaï » s’est imposée comme l’un des piliers incontournables du cinéma africain contemporain. Née le 4 janvier 1991 à Yaoundé et fière représentante de l’ethnie Babimbi, cette artiste prolifique incarne la puissance, la résilience et la polyvalence d’une femme capable de dompter à la fois les plateaux de tournage, les engagements socio-culturels et le monde des affaires.
La renaissance d’une passion : De la jeune première à l’icône de la web-série
L’histoire d’Emy Dany Bassong avec le cinéma s’amorce très tôt, en 2004, lorsqu’elle fait sa toute première apparition au petit écran dans le film Le Choix de Ghislain Towa. Pourtant, ce premier saut dans la lumière est suivi d’un long silence. Elle décide de faire une pause stratégique, un recul nécessaire qui prend tout son sens en 2014, après la naissance de son fils. Mère accomplie et femme réinventée, elle revient dans l’arène avec une hargne nouvelle.

Son ascension vers les sommets s’accélère grâce à l’émergence du format web. En 2017, elle crève l’écran dans la célèbre web-série Pakgne réalisée par Salem Kedy. Mais Emy Dany ne veut pas simplement interpréter la vision des autres ; elle entend raconter ses propres histoires. En 2018, elle prend la plume et conçoit Ma Destinée, un projet ambitieux qui devient en 2019 Les Tcha-kaï. Le succès est immédiat, captivant des millions d’internautes. Sa détermination féroce est consacrée en 2020 lors du prestigieux festival Écrans Noirs, où son nom figure à l’affiche de six projections de films et séries.
L’ouragan « Sophie Ewane » et la conquête du continent
L’année 2020 marque le tournant décisif de sa carrière d’actrice. Sous la direction d’Ebenezer Kepombia, elle prête ses traits au personnage captivant de Sophie Ewane dans la série phénomène Madame… Monsieur. Sa justesse émotionnelle et sa présence magnétique bouleversent le public africain et lui valent une consécration critique sans précédent.
En 2021, elle rafle tout sur son passage. À la 13ᵉ édition des Canal 2’Or à Douala, elle décroche le prix de la Meilleure comédienne. Quelques semaines plus tard, à Ouagadougou, elle fait rayonner le drapeau camerounais lors des Sotigui Awards 2021, remportant le prix de la meilleure interprétation féminine dans une série TV africaine aux côtés de figures telles que Rigobert Tamwa, tout en enlevant le très convoité Prix du Public.
Loin de se reposer sur ses lauriers, elle enchaîne les productions majeures et s’impose à l’échelle sous-régionale :
Séries télévisées à succès :
Tourbillon (2020), La nouvelle épouse (2020), Madame… Monsieur (Saisons 1, 2 et 3), jusqu’à ses performances remarquées dans les productions ivoiriennes signées Franck Vlehi, Les Coups de la vie (Saison 4) et Les Nounous (Saison 2 en 2026).

Cinéma & Longs-métrages : 2 avril de Noëlle Kenmoe (2019) et Enterrés de Françoise Ellong (2019).
Reconnaissance renouvelée : En 2026, elle assoit définitivement sa stature continentale avec trois nominations majeures aux Sotigui Awards pour son rôle poignant dans Le Prix du Pouvoir : le Sotigui d’Or (distinction suprême), la Meilleure interprétation féminine d’Afrique centrale et le Sotigui du public africain.
L’empire EDBASS et le leadership communautaire : Quand l’actrice devient bâtisseuse
Si l’artiste impressionne par sa palette dramatique, la femme d’affaires impose le respect par sa vision stratégique et son ancrage social. À la tête de EDBASS GROUP SARL, Emy Dany Bassong a su bâtir un écosystème solide qui reflète ses ambitions plurielles.
Son groupe s’étend du secteur culinaire (African Food, Grill) à l’industrie du divertissement avec EDBASS Entertainment. Productrice audacieuse, elle prend les rênes de projets ambitieux, à l’image de la série Porte 112, confiée à la réalisation de Salem Kedy.
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Figure modèle et source d’inspiration pour la jeunesse, elle s’investit également dans la transmission des valeurs de travail et d’épanouissement. Un rôle d’égérie et de grande sœur qu’elle a une fois de plus affirmé en prêtant sa notoriété et son aura comme marraine de l’édition 2026 du Fefisco vacances , soutenant activement les initiatives culturelles et éducatives auprès de la jeunesse.
Entre la ferveur de ses rôles, sa rigueur entrepreneuriale, ses engagements sur le terrain et son rôle de mère, Ngo Bikaï prouve que l’art dramatique camerounais peut s’exporter avec élégance et impact. Elle n’est plus seulement une actrice que l’on regarde : elle est désormais une force incontournable qui façonne le paysage culturel africain.
DJUSSI Stephie Merveille







