De la caméra traditionnelle aux algorithmes d’intelligence artificielle, le nom de Barakell Béni s’impose progressivement dans le paysage visuel ouest-africain. Réalisateur, photographe, monteur et formateur, CODJI Djidjoelé Emmanuel Béni de son nom à l’état civil s’est forgé au fil des années une identité bien distincte, oscillant entre réalisation de clips musicaux, couverture d’événements majeurs et création assistée par IA.
Un parcours ancré dans la formation professionnelle
C’est en 2014 que débute son cursus dans l’image. Son baccalauréat en poche, il fait le choix d’un apprentissage structuré en intégrant l’Institut Supérieur des Métiers de l’Audiovisuel (ISMA) au Bénin pour y suivre une Licence Professionnelle.

Cette formation théorique et pratique débouche sur la création de ses propres entités : Barakell Beni Creativity et Pelikulart AI. À travers elles, il propose un panel complet de services allant du cadrage à la post-production. Son travail l’amène à assurer la captation d’événements de grande envergure régionale : il signe notamment la vidéo récapitulative de la 5ème édition de la BENIN Fashion Week, collabore sur les vidéos officielles des éditions 2023, 2024 et 2025 du PRIMUD, et réalise des films de mariage haut de gamme comme Bintou et Joël.
Une direction artistique prisée par la scène musicale
Dans le milieu du clip vidéo, Barakell Béni s’attache à adapter sa mise en scène à l’univers de chaque interprète. C’est à lui que l’on doit notamment la réalisation du clip « Ce que Dieu a fait » du chanteur ivoirien Ariel Sheney, une œuvre conçue en hommage à son épouse disparue, Nadiya Sabeh. Pour ce titre à forte charge émotionnelle, le réalisateur orchestre une approche visuelle mesurée, mêlant sobriété et intégration de concepts numériques.
Son portfolio musical s’étend au-delà des frontières béninoises. Il a également dirigé le tournage du clip Midjomido de l’artiste Lerenoi, déployé entre Cotonou et Kpalimé au Togo. Son exigence sur les tournages a été distinguée en 2023 lors du Festival Dalash, où il a décroché le prix du Meilleur Clip Vidéo.

De la réalisation classique à l’intégration de l’IA
En parallèle de ses tournages, Barakell Béni développe une expertise autour des nouveaux outils technologiques. Devenu intervenant lors de masterclasses consacrées à l’intelligence artificielle générative, il partage son expérience du métier auprès d’apprenants et de professionnels désireux de faire évoluer leurs pratiques.
Cette démarche se traduit concrètement dans ses projets personnels, à l’instar de son film documentaire « BÉHANZIN – Le Dernier Rugissement ». Dans ce projet consacré à la figure historique du Roi Béhanzin, il associe techniques cinématographiques classiques et outils génératifs pour illustrer ce récit patrimonial.







