À Bonabéri, ce samedi 26 septembre 2026, le silence a remplacé les mots. Parents, confrères, autorités, amis et anonymes se sont réunis pour accompagner Ananie Rabier Bindji vers sa dernière demeure, au terme d’une cérémonie marquée par le recueillement et la solennité.
Figure connue du paysage audiovisuel camerounais, le journaliste aura consacré une grande partie de son parcours à la transmission de l’histoire et de la culture, notamment à travers la célèbre émission «La Tribune de l’Histoire» sur Canal 2 International.
Un dernier hommage, dans la sobriété
Fidèle à sa conception de la discrétion, Ananie Rabier Bindji avait lui-même exprimé, dans un testament vidéo, son souhait de ne pas voir sa disparition transformée en spectacle. Il y évoquait sa dépouille comme une simple « carcasse ».

À la demande de son épouse, un hommage sobre lui a néanmoins été rendu. Des souvenirs, des témoignages et des gestes symboliques ont ponctué cette journée dédiée à sa mémoire.
Parmi les temps forts, la présence de Canal 2 International, représentée par son Président-Directeur Général et sa Directrice des Opérations. La délégation a déposé une gerbe de fleurs sur la tombe de celui qui fut pendant des années l’une des voix emblématiques de la chaîne.
La nation et les médias réunis
Plusieurs personnalités ont également fait le déplacement pour saluer sa mémoire, parmi lesquelles le Gouverneur de la région du Littoral, le Ministre des Sports et de l’Éducation physique le professeur Narcisse Mouelle Kombi, ainsi que le ministre délégué au ministère de la justice Jean De Dieu Momo.

Des représentants du monde des médias, de la culture et de la société civile étaient eux aussi présents pour ce dernier rendez-vous. Cette mobilisation illustre la place occupée par Ananie Rabier Bindji dans l’univers médiatique camerounais, mais aussi l’intérêt qu’il portait à la sauvegarde de la mémoire collective.
Raconter l’histoire pour transmettre
Avec sa diction reconnaissable, sa maîtrise du récit et son goût pour la recherche, Ananie Rabier Bindji avait fait de La Tribune de l’Histoire un espace de découverte et de transmission. Il y racontait le passé, mettait en lumière des personnages et des événements, tout en rapprochant l’histoire du grand public. Son héritage réside désormais dans ces récits, ces archives et dans la mémoire de ceux qui l’ont suivi au fil des années. À Bonabéri, le dernier chapitre s’est écrit dans la sobriété.
La Tribune de l’Histoire a désormais livré son ultime récit. Mais l’histoire d’Ananie Rabier Bindji, elle, continuera de s’écrire dans la mémoire de ceux qu’il a instruits, inspirés et accompagnés par la parole. Doux repos.
WILFRIED NGOMSEU






