Au terme d’une compétition très relevée, les équipes africaines ont rendu leur tablier, chacune avec son rythme et son histoire. L’Égypte, le Cameroun et le Kenya ont finalement toutes été éliminées de la compétition, laissant derrière elles des leçons et des espoirs pour le prochain rendez-vous mondial.
Le Championnat du monde féminin de volleyball 2025, c’est de l’histoire ancienne pour les représentants africains. La première équipe à faire ses valises est l’Égypte. Malgré un enthousiasme palpable, la sélection égyptienne n’a pas réussi à trouver son rythme face à des adversaires bien plus expérimentés. Dès les premiers matchs, les Pharaonnes ont peiné à imposer leur style de jeu et à inverser la tendance. La compétition était sans doute un peu trop prestigieuse, ou peut-être un manque d’expérience sur la scène mondiale a-t-il pesé lourd… Quoi qu’il en soit, l’aventure s’arrête rapidement, signant une déception pour un pays familier des défis sportifs, mais encore en quête de ses marques dans cette discipline.
Peu de temps après, c’est le Cameroun qui a plié bagage. L’équipe a montré quelques fulgurances, des moments de combativité et de belles phases de jeu, mais cela n’a pas suffi face à la solidité de ses adversaires. Le manque de constance a été fatal. Le groupe quitte ainsi le championnat la tête haute, mais la sensation reste celle d’un potentiel inexploité ou d’une préparation à peaufiner.
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Tout comme l’Égypte et le Cameroun, le Kenya a dit adieu à la compétition. Toutefois, les Malkia Strikers ont réussi à se distinguer en remportant au moins un match. Cette victoire, bien qu’isolée, a apporté un précieux souffle d’espoir pour la région. Les Kenyanes ont prouvé leur combativité sur la scène internationale, montrant qu’elles pouvaient rivaliser à armes égales à certains moments clés. Néanmoins, leur aventure s’est arrêtée avant d’atteindre les phases finales, illustrant une fois de plus les défis à surmonter pour franchir un palier sur la scène mondiale.
La défaite de ces trois poids lourds du volleyball africain est un signal fort : il reste du chemin à parcourir pour embrasser la haute compétition. Cette édition 2025 du Championnat du monde féminin met en lumière le fossé entre les sélections africaines et leurs homologues des autres continents, qui affichent plus de maîtrise, d’expérience et de benchmarks solides dans leurs clubs et ligues. Néanmoins, ces éliminations précoces ne doivent pas être vues uniquement comme des échecs, mais plutôt comme des étapes nécessaires vers la progression.
Le Championnat du monde féminin de volleyball 2025 aura donc été, pour l’Afrique, une école d’humilité, mais aussi un tremplin vers des ambitions renouvelées. Reste à suivre comment ces nations vont tirer profit de cette expérience pour revenir plus affûtées et redorer le blason continental dans les années à venir.
Inès Kouna Nomo