Symbole planétaire du football, le FC Barcelone traverse depuis plusieurs années une crise financière profonde, longtemps masquée par son prestige sportif et son poids médiatique. Derrière l’image d’un géant toujours compétitif, la réalité économique du club catalan inquiète de plus en plus, au point de devenir un enjeu central du débat politique interne.
Cette fragilité économique a récemment été remise en lumière par Victor Font, principal opposant à Joan Laporta en vue des prochaines élections présidentielles. Selon lui, la situation du Barça est historique… dans le mauvais sens du terme. Le club blaugrana serait aujourd’hui « le club le plus endetté de l’histoire du football ». Un constat alarmant qui, d’après Font, expose l’institution à un danger majeur : « Si des changements urgents ne sont pas opérés, le Barça court le grave risque de tomber entre les mains d’une société », a-t-il alerté dans des propos relayés par As.

Une crise visible jusque sur le marché des transferts
Pour Victor Font, cette faiblesse économique ne relève pas d’un simple débat comptable, mais se ressent concrètement dans le quotidien sportif du club. « Elle est évidente dans le fait que, jusqu’à aujourd’hui, nous ne pouvons toujours pas recruter des joueurs normalement », a-t-il souligné. Il rappelle également que l’ampleur de la dette du Barça a récemment été mise en avant par le New York Times, renforçant l’idée d’un club vivant sous une pression financière constante.
2,5 milliards d’euros de dettes
Le leader du mouvement « Nosotros », formation avec laquelle il entend se présenter aux prochaines élections, dresse un tableau chiffré particulièrement préoccupant. Selon lui, la dette totale du FC Barcelone atteindrait désormais 2,5 milliards d’euros. Une somme colossale, dont environ 1,5 milliard serait liée au projet Espai Barça, tandis qu’un milliard concernerait les activités courantes du club.
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Un fardeau financier qui limite considérablement les marges de manœuvre de la direction actuelle.
Une dette plus que doublée depuis 2021
Victor Font insiste également sur l’évolution rapide et inquiétante de cette dette. À l’arrivée de Joan Laporta à la présidence en 2021, elle s’élevait à environ un milliard d’euros. En seulement quelques années, elle aurait donc plus que doublé. Mais l’opposant ne se contente pas de critiquer les chiffres. Il dénonce aussi la gestion interne du club, marquée selon lui par le départ de dirigeants expérimentés et de hauts responsables, remplacés « par des proches ou des amis de Laporta ». Une méthode qui aurait conduit à « un manque de professionnalisme » et à « une improvisation constante » au sommet du club.
Le modèle de gouvernance en danger ?
Au-delà de l’aspect financier, Victor Font alerte sur une menace plus structurelle. Il met en garde contre la stratégie du Real Madrid sous Florentino Pérez, qui tend à réduire le contrôle direct des membres sur la gouvernance du club. Une trajectoire qu’il redoute de voir Joan Laporta emprunter à son tour, mettant en péril le modèle historique du FC Barcelone.
Pour « Nosotros », l’une des priorités absolues reste de « préserver le modèle de propriété actuel, fondé sur le contrôle des socios », et de lutter activement contre toute réforme susceptible d’affaiblir cette structure.
Face à cette situation, le mouvement insiste sur « la nécessité d’une gestion plus rigoureuse et plus transparente » afin de sortir le club de la spirale de l’endettement et de restaurer la confiance des socios. Plus qu’un simple débat électoral, l’avenir économique et institutionnel du FC Barcelone apparaît désormais comme un enjeu vital pour la survie de son identité.
Affaire à suivre…
Japhet Mbakop Tchagha







