Le volleyball camerounais traverse une zone de turbulences institutionnelles, marquée par des contestations autour du processus de renouvellement des organes dirigeants de la FECAVOLLEY. Face aux tensions persistantes et aux risques de débordements observés ces derniers jours à Douala, l’autorité administrative a décidé de reprendre le contrôle du jeu.
Ce mercredi à Douala, le Gouverneur de la région du Littoral a présidé une séance de recadrage institutionnel réunissant les principaux acteurs impliqués dans la crise. Une rencontre à haute portée symbolique et stratégique, organisée dans un contexte où le volleyball camerounais est fragilisé par des conflits de gouvernance, des lectures divergentes des textes fédéraux et une bataille juridique autour de la légitimité des instances.

Empêché, le président de la FECAVOLLEY, Julien Serge ABOUEM, s’est fait représenter par Martin L. MAPACK, chef de la Cellule juridique de la fédération, assisté d’Emmanuel TCHEUFFA, président de la Ligue régionale du Littoral, et de Philippe BELATE, membre du Conseil d’administration. La présence de l’état-major administratif et sécuritaire de la région traduisait le degré de tension entourant ce dossier, devenu bien plus qu’un simple conflit sportif.
Du côté des acteurs contestataires, l’absence de Bello Bourdanne a été remarquée, tandis que Bebey Moudiki Jacques a pris part aux travaux.
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Au cœur des échanges, le Gouverneur a livré un message d’une rare fermeté, comparable à un coup de sifflet final sans appel : « Le respect des décisions de justice n’est pas négociable dans la région du Littoral. »
L’autorité administrative a rappelé que toute compétition institutionnelle, aussi disputée soit-elle, doit se jouer dans le strict respect des règles du jeu juridique, soulignant que le Littoral ne saurait entrer en faute administrative en se mettant en contradiction avec une décision émanant du président de la Cour suprême. Une mise au point nette, qui replace le volleyball camerounais sous l’autorité des textes statutaires, des règlements généraux et des décisions judiciaires exécutoires.
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Cette sortie ferme vise à stopper les mauvaises réceptions institutionnelles, les attaques extra-réglementaires et les tentatives de passage en force, qui menacent la stabilité de la discipline, aussi bien au niveau des ligues que des clubs engagés dans les championnats nationaux.
À l’issue de la séance, Emmanuel TCHEUFFA a salué la position du Gouverneur, estimant qu’elle « remet le droit au centre du jeu, protège le volleyball camerounais des dérives et restaure l’esprit de fair-play institutionnel ».
Dans un volleyball camerounais en pleine crise de gouvernance, où les enjeux de pouvoir ont parfois pris le pas sur le développement du jeu, cette intervention du Gouverneur du Littoral sonne comme un temps mort salvateur. Un rappel clair : avant les smashs, les blocs et les rotations de pouvoir, c’est la République des lois qui arbitre le match.
WILFRIED NGOMSEU







