Dimanche 8 février 2026, les réseaux sociaux ont été secoués par une vidéo où Belka Tobis se retrouve au cœur d’une altercation avec la mère de ses enfants. La séquence, qui ne lésine pas sur les gestes et les éclats, a aussitôt déclenché une tempête de commentaires, entre indignation et débats enflammés. Mais derrière ce petit théâtre viral, bien plus qu’un simple échange musclé, se joue une tragédie familiale, tissée de rancunes anciennes, de tensions intimes et d’échos d’une société qui scrute chaque geste des célébrités. La rédaction de SCN vous plonge au cœur de l’histoire.
Dans une vidéo postée pour répondre à la tempête médiatique, Belka Tobis prend la parole avec verve et indignation : « La dame que vous voyez est la mère de mon enfant. Pendant mon séjour en Europe, elle a tenté de vendre les biens de la maison, et même la concession familiale. J’ai dû changer les serrures pour protéger mes affaires et me défendre lorsqu’elle m’a agressé physiquement. » L’artiste ne se contente pas de relater l’incident : il laisse transparaître un sentiment d’insécurité palpable et avertit ses fans sur les dangers qui l’entourent : « Ma vie est en danger. Mais tant que je vivrai, je chanterai pour vous, et surtout pour les femmes, car toutes ne sont pas aussi redoutables que celle-là.»

La version de Mme Joptchouang Marie Madeleine
De son côté, la mère des enfants de Belka Tobis revient sur trois décennies de vie partagée, ponctuées de sacrifices et de désillusions : « Il y a trente ans, j’ai rencontré Belka Tobis. Il me promet monts et merveilles, me jure le mariage et me convainc d’investir mes économies pour bâtir la maison familiale. De notre union naît une fille, aujourd’hui âgée de 25 ans. Mais au sommet de sa carrière, il s’éloigne de ses engagements et multiplie les infidélités. »
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Considérée comme « indésirable », elle réclame le retour de ses investissements. La réponse de l’artiste, tranchante comme une réplique de théâtre classique, ne se fait pas attendre : « Une Bami ne peut pas hériter les choses d’un Bassa. »
Ces derniers mois, la situation a pris des allures de tragédie domestique : « Belka Tobis a fait venir des gros bras pour nous expulser. Ma fille et moi avons été agressées. Une plainte déposée à la gendarmerie le 12 janvier 2026 est restée sans suite. Un jour où je m’absente, il fait sceller les portes, me contraignant à passer la nuit à la belle étoile. ». Ces récits antagonistes rappellent que la dispute, capturée en quelques secondes de vidéo virale, n’offre qu’une pâle esquisse d’un conflit beaucoup plus profond et ancien. Derrière les gestes et les cris, c’est tout un drame familial et social qui se joue, invisible pour le spectateur des réseaux.
La toile réagit
Les réactions, comme on pouvait s’y attendre, ne se sont pas fait attendre. Tata Aline, ancienne épouse du chanteur camerounais Gui Manu, n’a pas résisté à l’envie de commenter la scène, mêlant humour et conseil maternel : « Madame, vous êtes déjà une femme mûre, prenez soin de vous, habillez-vous avec élégance. Belka Tobis est un homme chic, il faut savoir se montrer digne et belle pour qu’il vous respecte. » Sur les réseaux sociaux, le spectacle provoque interrogation et débat : comment un couple peut-il se retrouver dans un tel chaos après des décennies de vie commune ? Certains dénoncent l’irresponsabilité masculine, d’autres pointent l’impunité accordée par la notoriété, tandis que le public, friand de scandales, se régale de cette tragédie moderne exposée en plein jour.
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Au-delà de la saga : un miroir sociétal
Cette affaire dépasse largement le cadre privé : elle jette une lumière crue sur le poids du patriarcat et sur les sacrifices que subissent les femmes au quotidien. Elle met en évidence la dépendance économique comme instrument de domination et questionne l’efficacité des institutions : que fait réellement le ministère des Affaires sociales face aux violences familiales ? Car, derrière la vidéo virale de quelques secondes, il y a des années de conflits larvés, d’inégalités persistantes et d’injustices silencieuses. Ce que le spectateur voit comme un simple affrontement n’est, en réalité, que la pointe d’un iceberg social bien plus profond.
À l’approche de la célébration de la 60ᵉ Fête de la Jeunesse au Cameroun, cette affaire offre une leçon que personne ne peut ignorer : la jeunesse, qui porte en elle espoirs et ambitions, doit être éduquée dans le respect, l’égalité et la dignité.
Japhet Mbakop Tchagha







