Chaque année, le DOMAF enflamme les rues de la capitale économique, un événement majeur dédié aux cultures urbaines de l’Afrique centrale. À travers la musique, la danse, la mode et les arts visuels, il met en lumière des talents émergents et donne à voir une jeunesse créative et engagée. La 14ᵉ édition promet d’être un tournant.
Créé en 2010 à Douala, le festival Douala Music’Art Festival (DOMAF) est organisé par l’entreprise culturelle ARGLO en partenariat avec l’association GREEN GRASS. Initialement baptisé « Douala Hip Hop Festival », il a évolué pour embrasser toutes les expressions urbaines : musique, danse, mode, arts visuels, street‑market.
Durant quatre jours, le festival investit plusieurs quartiers de Douala (Japoma, Bonamoussadi, Bilonguè…) afin de rapprocher l’art des populations locales et promouvoir la cohésion.

Depuis ses débuts, le Douala Music Art Festival (DOMAF) s’est fixé des objectifs clairs qui structurent son identité et son action. Le premier, celui d’offrir une véritable plateforme de visibilité aux jeunes artistes issus de la sous-région d’Afrique centrale, leur permettant non seulement de se produire devant un public large et diversifié, mais aussi d’entrer en contact avec des professionnels du secteur culturel. Au-delà de la simple exposition, le festival cherche également à favoriser la transmission intergénérationnelle. Cela passe par la présence de mentors, d’artistes établis ou de figures emblématiques, invités à partager leur expérience avec les plus jeunes.
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Ces rencontres, qu’elles prennent la forme d’ateliers, de masterclass ou de scènes partagées, sont pensées comme des ponts entre les générations. Puis, le DOMAF se veut un espace d’innovation culturelle, où la fusion des disciplines artistiques (musique, danse, mode, arts visuels, etc.) permet de repousser les limites de la création. Il s’agit d’un lieu où la créativité urbaine dialogue avec la tradition et la modernité, dans un esprit de renouvellement, de réflexion et d’engagement.
Par exemple :
– En 2023, le thème était « Une seule main n’attache pas le koki ! » lors de la 12ᵉ édition.
– En 2024, la 13ᵉ édition s’est tenue du 13 au 17 novembre sous le thème « Le pied de derrière suit toujours le pied de devant ».

DOMAF 2025 : cap sur la professionnalisation
Pour l’édition 2025 (14ᵉ édition), prévue du 27 au 30 novembre, l’accent est mis sur la professionnalisation et l’ancrage communautaire.
Le festival s’étend sur une dizaine de sites dans Douala, incluant quartiers populaires et institutions culturelles. Une nouveauté notable : la DOMAF Academy, destinée à accompagner les jeunes talents et relier le secteur culturel au marché professionnel.
Le thème retenu pour cette année : « Partage ta lumière, Small No Be Sick ». Un appel à la transmission, à l’égalité et à la valorisation de tous les créateurs, quels que soient leur âge ou leur statut.
Pourquoi le DOMAF est‑il important ?
– Révélation des talents : Le festival a permis l’émergence d’artistes comme Maahlox, Ténor, Reniss ou encore Daphne.
– Développement culturel : En investissant les quartiers et en créant des ateliers, le festival affirme que la culture urbaine est un vecteur de cohésion sociale.
– Rayonnement international : Ouvert à des artistes de toute l’Afrique centrale et même d’ailleurs, DOMAF permet à la scène camerounaise de se connecter à l’international.
– Professionnalisation : Avec des projets comme DOMAF Academy et un appel à candidatures inclusif, le festival vise à structurer durablement le secteur culturel local.
Le Douala Music’Art Festival ne se contente pas d’être un moment festif : il est un laboratoire de créativité, un moteur de changement, un lieu où se croisent art, jeunesse, engagement et patrimoine.
En 2025, avec sa 14ᵉ édition, le DOMAF confirme sa place comme l’un des événements majeurs de la culture urbaine africaine : il ne s’agit plus seulement de divertir, mais de transmettre, professionnaliser et inspirer.
À Douala, la scène urbaine prend sa place, s’affirme et rayonne. Le festival invite tous les créateurs à prendre part à cette aventure.
Et vous ? Êtes‑vous prêts à partager votre lumière ?
Japhet Mbakop Tchagha







