Baptisée « VILLE CRUELLE », l’exposition collective en hommage à cette œuvre publiée en 1954 présentera des archives, des philosophies, des expériences, mais surtout le regard d’artistes contemporains sur le monde actuel. Elle se tiendra du 31 janvier au 24 avril et rassemblera de nombreux artistes valorisant leurs arts pour honorer l’auteur de renom qu’était Mongo Beti, tout en mettant un point majeur à son œuvre, véritable héritage pour les générations actuelles et futures.
Mongo Beti, de son véritable nom Alexandre Biyidi Awala, est né le 30 juin 1932 à Akométam au Cameroun et est décédé le 7 octobre 2001 à Douala. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, notamment Ville cruelle, Le Pauvre Christ de Bomba, Main basse, entre autres.

Pour commémorer son œuvre et son engagement en faveur de la littérature africaine et de la lutte contre l’oppression coloniale, Doual’art, en partenariat avec de nombreux artistes, ouvrira ses portes pour un moment de partage et de communion autour de Ville Cruelle, qui continue de marquer les esprits.
Roman d’apprentissage à la fois réaliste et résonnant, dans lequel le jeune Banda découvre en quelques jours l’injustice des hommes, la cruauté de la ville, la puissance de la nature, mais aussi la loyauté et l’amour, Ville cruelle aborde des thèmes toujours pertinents aujourd’hui.
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L’exposition vise, selon Doual’art, à revisiter les problématiques soulevées par cette œuvre majeure à travers les créations de dix-sept artistes contemporains du Cameroun, de la RDC, du Sénégal, du Maroc, de la France, de Cuba et de Serbie.
Les œuvres, réalisées spécifiquement pour l’exposition, témoignent « de la modernité de la pensée de Beti et de l’acuité de sa vision critique, réinterprétée à travers un prisme contemporain et artistique, utilisant tous les médias ». Certaines combinent le pouvoir féminin avec celui de la nature, évoquant la dimension particulière du travail de Beti et la lutte contemporaine pour l’émancipation des femmes.
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À travers ces créations, l’exposition met également en avant le livre, à la fois comme objet et passion de toute une vie. Les documents d’archives permettent de rendre un hommage unique et vivant à la vie et à l’œuvre d’un auteur engagé, désormais intégré au patrimoine mondial.
Le commissariat scientifique est assuré par Marie Deparis-Yafil et le commissariat muséographique par Patrick Ngouana.
Rendez-vous le 30 janvier pour le vernissage et le 31 pour l’ouverture de l’exposition.
Manu NKAMA







