Après un premier rendez-vous qui a tenu toutes ses promesses en termes de densité de performance, de gestion des séries et d’optimisation du timing system, le circuit national camerounais d’athlétisme enchaîne avec un deuxième meeting interclubs qui s’annonce encore plus sélectif et relevé.
C’est dans l’antre du Stade de la Réunification de Douala que les athlètes vont de nouveau se mesurer les 28 et 29 mars 2026, avec en ligne de mire une amélioration des season best (SB), la validation des minima et un repositionnement stratégique au classement national. Après une première étape marquée par une organisation fluide et une coordination saluée, notamment sous l’impulsion de Charles Kouoh Kote, la barre est désormais placée encore plus haut.

Dans cette logique d’exigence, le Directeur des Compétitions de la Fédération Camerounaise d’Athlétisme, Hervé Fuller, a clairement posé le cadre technique. À l’issue de la clôture des engagements, un tri rigoureux sera appliqué : seuls les athlètes ayant réalisé les standards de qualification ou disposant d’un profil compétitif compatible avec les critères de repêchage verront leur inscription validée. Une décision qui vise à garantir un niveau de compétition élevé, avec des start lists homogènes et des courses structurées autour de véritables enjeux de performance.
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Sur la piste comme dans les aires de concours, chaque détail comptera. Que ce soit dans la gestion des splits sur le demi-fond, l’explosivité au block start pour les sprinteurs, ou encore la précision technique dans les phases d’impulsion et de réception pour les sauteurs, l’objectif sera clair : performer sous pression et répondre aux standards nationaux. Les athlètes élites absents lors du premier meeting bénéficieront toutefois d’une dérogation exceptionnelle, leur permettant d’intégrer directement la compétition sans minima, renforçant ainsi la densité du plateau.
Autre point central, le respect strict du principe de ranking. Une orientation qui inscrit définitivement les meetings nationaux dans une logique de hiérarchisation des performances, où chaque chrono, chaque jet et chaque saut impacte directement le positionnement des athlètes sur l’échiquier national.
Plus qu’un simple rendez-vous, ce deuxième meeting interclubs s’annonce comme un véritable filtre de performance, où seuls les profils les plus affûtés, capables d’allier maîtrise technique, régularité et explosivité, tireront leur épingle du jeu. À Douala, le chronomètre ne pardonnera rien, et la quête des minima prendra une dimension encore plus stratégique dans la course aux compétitions nationales.
WILFRIED NGOMSEU







