Portée par l’association CinéCamer présidée par la journaliste et promotrice culturelle Maimounatou Bourzaka, le Festival “les journées du jeune cinéaste” est une initiative , créée pour combler le manque de représentation des jeunes cinéastes lors des grands événements cinématographiques. Il s’agit d’un tremplin pour les talents en herbe, leur offrant des opportunités de formation, de réseautage et d’exposition.
Manu NKAMA
Pour la première fois, les JJC se délocalisent à Garoua, une décision audacieuse qui met en lumière le riche potentiel culturel et touristique de la région. Durant quatre jours, les participants et le public pourront s’immerger dans un programme varié, conçu pour sensibiliser, former et divertir.
Prévue du 05 au 08 février, la sélection officielle vient d’être dévoilée. Parmi les films en compétition, plusieurs viennent du Cameroun, mais aussi du Bénin, de la Cote d’Ivoire, du Burkina Faso, de la Guinée, du Congo et de la RD Congo. Au total 33 productions qui seront en lice pour espérer remporter le prix lors de la cérémonie de clôture. Dans la liste de nombreux réalisateurs déjà connus tels que Serdin Yakam mais aussi Ingrid Fogouong Mafo.
Sous le parrainage de Martin Poulibe, acteur et producteur camerounais de renom, cette édition s’annonce mémorable. Parmi les personnalités invitées figurent : Emy Dany Bassong, Hervé Nguetch et Aïssa Njayou, Aminatou Nihad, par ailleurs égérie de l’événement. Pour les sessions de formation, Bassek ba Kobhio, Elise Kameni, Frank Thierry Lea Malle, Alain Bomo Bomo et Moustapha Bako, seront également de la partie.
Le programme est détaillé comme suit:
Cérémonie d’ouverture : Prévue à l’Alliance Française de Garoua, avec des projections inaugurales et une mise en lumière des enjeux du cinéma sahélien.
Ateliers et master classes : Encadrés par des figures majeures du cinéma africain pour transmettre des savoirs essentiels.
Projections populaires : Organisées dans les quartiers et établissements scolaires pour démocratiser l’accès au cinéma sahélien.
Excursions culturelles et touristiques : Destinées aux invités pour découvrir la richesse de la région.
Clôture grandiose au Lamidat de Gaschiga : Une soirée festive pour conclure cette édition inédite.
Lire aussi : FESPACO 2025 : 05 camerounais en lice
Selon Maimounatou Bourzaka cette délocalisation est symbolique car permet de se rapprocher des populations qui n’ont pas n’ont pas forcément accés aux salles de cinema mais aussi et surtout mettre en avant Garoua qui s’affirme comme un carrefour d’échanges et de créativité, positionnant le cinéma sahélien sur la scène internationale. Elle insite sur l’importance de ce festival pour l’avenir du cinéma africain et invite le public et les partenaires à soutenir cette initiative et à participer aux activités programmées, qui permettront de révéler des talents prometteurs et de célébrer la diversité culturelle du Cameroun et du Sahel.
RDV en février pour valoriser le cinéma sous le thème « La place de la femme dans le cinéma sahélien ».
Manu NKAMA
0 Comments