Clap de fin pour Simplis Soh sur le banc de Dynamo de Douala. Dans un communiqué officiel signé ce 6 avril 2026 par la présidence et le secrétariat général, le club de la capitale économique a acté la rupture de sa collaboration avec son entraîneur principal.
Une décision forte, prise dans un contexte de crise sportive, au lendemain de la lourde déconvenue enregistrée au stade de la Réunification de Douala, où les Bon ba djob ont affiché de sérieuses lacunes dans l’animation collective et la transition défensive.

Cette contre-performance, symptomatique d’un déséquilibre structurel observé depuis plusieurs journées, a précipité la tenue d’une réunion d’urgence du bureau exécutif. Sur le plan tactique, les insuffisances étaient devenues récurrentes : bloc-équipe souvent étiré, déficit d’agressivité à la récupération, manque de liant entre le milieu et l’attaque, et une inefficacité criante dans le dernier tiers. Autant de facteurs qui ont progressivement fragilisé le projet de jeu mis en place par Simplis Soh.
La cinquième défaite de la saison a été celle de trop pour un public exigeant, qui espérait une réaction d’orgueil à domicile afin de relancer une dynamique positive et remonter au classement. Au lieu de cela, les supporters ont assisté à une prestation en manque d’intensité, de créativité et de réalisme, contrastant avec les ambitions affichées en début de saison, où le club visait clairement les sommets.
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Pourtant, l’entame de championnat laissait entrevoir des bases solides, avec un groupe discipliné et capable de proposer des séquences de jeu intéressantes. Mais au fil des rencontres, la constance a fait défaut, et les ajustements tactiques n’ont pas permis d’inverser la tendance. Le bilan comptable 5 victoires, 3 matchs nuls et 5 défaites en 13 journées traduit une irrégularité chronique, insuffisante pour prétendre jouer les premiers rôles. Avec 18 points au compteur et une 8e place à mi-parcours, Jules Armand Kooh et ses coéquipiers voient leurs ambitions s’éloigner, même si mathématiquement rien n’est encore scellé.
Dans l’optique de redynamiser le vestiaire et réinstaurer une identité de jeu plus cohérente, les dirigeants ont rapidement enclenché un nouveau cycle en confiant les rênes de l’équipe à Jean Baptiste Bisseck. Sa mission s’annonce délicate : restaurer la confiance, rééquilibrer les lignes et insuffler une nouvelle dynamique capable de repositionner Dynamo dans la course.
WILFRIED NGOMSEU







