Le verdict est tombé, froid et sans appel. À défaut d’avoir existé tactiquement, les Lions Indomptables de futsal ont une nouvelle fois subi la loi d’une Angola cliniquement supérieure, ce lundi 9 février 2026, lors du match retour des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations de futsal. Battus 7 buts à 1, les Camerounais quittent la scène continentale par la petite porte, sur un score cumulé lourd et humiliant de 1–19.
Déjà asphyxié à l’aller (0–12), le Cameroun espérait sauver l’honneur à domicile. Mais face à une formation angolaise parfaitement huilée, la marche s’est révélée bien trop haute. D’entrée, les Palancas Negras ont imposé un pressing haut constant, coupant les lignes de relance camerounaises et étouffant toute tentative de sortie de balle. Incapables d’assurer la circulation rapide, les Lions ont multiplié les pertes de balle dans l’axe, offrant des situations de contre-attaque létales à leur adversaire.

Sur le plan tactique, le déséquilibre fut criant. L’Angola a alterné avec maîtrise jeu en losange, rotations permanentes et phases de power play intelligemment exploitées, pendant que le Cameroun peinait à se positionner défensivement, laissant de larges espaces entre le dernier défenseur et le gardien. Résultat : une défense constamment en retard, des duels perdus et un gardien livré à lui-même face à des frappes croisées et des déviations au premier poteau.
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Le but camerounais, inscrit en seconde période, n’aura été qu’un éclair isolé dans une nuit sombre. Trop peu pour masquer les carences techniques, le déficit de lecture du jeu et l’absence d’automatismes collectifs. En face, l’Angola a déroulé son futsal académique, fait de transitions rapides, de jeu sans ballon et d’une efficacité redoutable devant les cages.
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Cette élimination, au-delà du score, met en lumière les limites structurelles du futsal camerounais : manque de compétitions régulières, préparation insuffisante, encadrement technique perfectible et faible culture tactique du haut niveau. À ce rythme, le fossé avec les grandes nations africaines du futsal ne cesse de se creuser.
Le Cameroun est éliminé, mais surtout interpellé. Le futsal camerounais est à la croisée des chemins : soit il se réforme en profondeur, soit il continuera à apprendre le très haut niveau par la douleur.
WILFRIED NGOMSEU






