La nouvelle saison sportive s’annonce déjà sous le signe de la rigueur et de la montée en puissance dans les dojangs camerounais. Sur les aires d’entraînement à travers le pays, les doboks s’agitent, les protections se resserrent et les athlètes enchaînent les répétitions techniques avec une intensité grandissante. L’objectif est clair : arriver affûtés pour le lancement officiel de la saison 2025/2026 orchestré par la Fédération camerounaise de taekwondo.
Le coup d’envoi de cette nouvelle campagne sera donné le 14 mars 2026 avec un camp d’entraînement national prévu à l’Institut national de la jeunesse et des sports à Yaoundé. Ce regroupement technique servira de plateforme de mise à niveau pour les athlètes et les encadreurs, mais aussi de laboratoire d’évaluation pour mesurer l’état de forme des combattants à l’entame de la saison.

Dans les clubs, les séances d’entraînement se multiplient et le travail se veut méthodique. Les maîtres d’armes insistent sur la précision des techniques de jambes — dollyo chagi, yop chagi ou encore naeryo chagi — tout en affinant les enchaînements tactiques destinés à optimiser la gestion de la distance et du timing dans les assauts. Les athlètes alternent entre travail de puissance, drills de vitesse d’exécution et simulations de combat afin de renforcer leurs automatismes en situation de compétition.
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Parallèlement au volet technique, la préparation physique occupe une place centrale. Explosivité, gainage, mobilité articulaire et endurance spécifique sont au cœur des programmes pour permettre aux combattants de maintenir un haut niveau d’intensité durant les trois rounds réglementaires. Les séances incluent également un travail stratégique sur la lecture du combat, la capacité à provoquer l’ouverture et l’exploitation des angles pour marquer efficacement au plastron ou au casque.
Le camp du 14 mars constituera ainsi un premier baromètre pour les clubs et leurs athlètes. Il permettra de calibrer les ambitions et d’identifier les profils capables de se distinguer dans les différentes compétitions inscrites au calendrier de la saison. Pour les combattants, c’est aussi l’occasion d’affirmer leur statut ou de se révéler, dans l’espoir de porter haut les couleurs de leur club et, à terme, celles du Cameroun sur les tatamis internationaux.
Dans cet environnement où discipline, vitesse d’exécution et intelligence tactique font la différence, la saison 2025/2026 s’annonce déjà intense. Et à l’Institut national de la jeunesse et des sports, le premier coup de pied symbolique marquera le véritable départ d’une nouvelle bataille sportive pour les taekwondoïstes camerounais.
WILFRIED NGOMSEU






