La cérémonie s’est déroulée le 07 février dernier devant un parterre personnalités
Manu NKAMA
“Mon Intronisation au rang de grand notable de la chefferie par le chef #S_M_Martin_OMGBA_ZING_ONAMBELE est un honneur, je remercie ma famille pour cet honneur et un grand merci à tous ceux qui m’ont soutenue….” a écrit l’artiste musicienne en légende d’un caroussel de photos partagé sur sa page Facebook.
La musique Bikutsi, originaire du centre du pays, est devenue très populaire au Cameroun dans les années 1980 et 1990.Lorsque le pouvoir politique s’est déplacé du nord vers le sud, une renaissance culturelle des Betis vivant dans le sud, c’est-à-dire les Ewondo, les Beti et les Bulu, a vu le jour. Rythme entraînant, dansé avec des pulsations énergiques des épaules et/ou du bassin, c’est dans ce style que depuis plus de dix ans, K-Tino s’est imposée comme l’une des principales représentantes du bikutsi. Avec des textes parfois jugés crus et pas accessibles au grand public, Ktino c’est l’artiste qui dit les choses sans langue de bois.
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Faite chevalier de l’ordre et de la valeur, En marge de la 8ème édition du Festival national des Art et de la culture (Fenac), cette fois c’est devant la tradition qu’elle a été élévée, notable de la chefferie de 3e dégré de Nlongkak 1, Une intronisation qui fait jaser notamment par rapport à la compatibilité ou non de cette nouvelle attribution avec les tendances chrétiennes que l’artiste afficherait depuis peu.
K-Tino née en 1966 sous le nom de Cathérine Edoa Ngoa, est mariée depuis 2013 et vit actuellement entre Libreville, au Gabon, et Paris, en France, avec des escales régulières dans son pays natal, le Cameroun. Aussi, elle a à son actif de nombreux albums comme “Ekargator Okalga” sorti en 2006 ou encore 7e ciel la meme année, deux bangers encore revisité aujourd’hui par la jeune génération.
Avec ce nouveau rang, l’artiste musicienne entend encore plus se rapprocher de sa tradition et continuer de valoriser la culture ekang.
Manu NKAMA
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