En manque de temps de jeu chez les Los Angeles Lakers, Christian Koloko Kamdeu a quitté la franchise dans un échange impliquant Drew Timme en provenance des Brooklyn Nets.
Après l’épisode prometteur de sa révélation à Toronto, beaucoup s’attendaient à voir Christian Koloko exploser du côté des Lakers. Cependant, plus d’un an après sa signature en Californie, le bilan n’est pas celui espéré. En effet, le basketteur camerounais n’a pas bénéficié d’un temps de jeu suffisant pour progresser : seulement 37 matchs disputés en saison régulière 2024-2025, pour une moyenne de 9 minutes par rencontre — l’équivalent d’un quart-temps — avec 2 points et 2 rebonds.

Sur l’exercice précédent, Koloko a surtout alterné entre l’équipe première et la G-League, symbole d’un joueur qui n’entrait pas dans les plans du manager des Lakers, JJ Redick, en raison notamment de son contrat « two-way ». Le coach n’a pas non plus été aidé par la saison ratée des Angelinos, éliminés lourdement au premier tour des playoffs par Minnesota. Difficile, dans ce contexte, d’accorder davantage de temps à la jeunesse.
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Une page donc tournée pour les joueurs, entraîneurs et dirigeants des Lakers. La franchise californienne est repartie de plus belle et s’est fortement renforcée dans le secteur intérieur, celui où évolue Koloko. Le joueur de 25 ans a vu l’arrivée de Deandre Ayton s’ajouter à la prolongation de Jaxson Hayes. Et pour couronner le tout, son contrat a été résilié afin de permettre la signature de Drew Timme, ex-intérieur des Brooklyn Nets. Était-ce un mauvais choix de carrière pour Koloko ?
Pour Yves Tsala, analyste basketball, cette aventure fait partie de l’apprentissage : « Ça a été un pari pour les Lakers, qui ont décidé de le signer malgré sa blessure. Malheureusement, avec le coach Redick, ça n’a pas matché, d’où sa demande d’autres pivots pour mieux s’armer. Maintenant que Koloko a été libéré par la franchise, il doit rapidement trouver un nouveau défi car la saison a déjà démarré et les équipes NBA sont déjà rodées. Néanmoins, il peut aller se relancer sur d’autres continents sans perdre de vue la ligue américaine. Quoi qu’il en soit, il doit continuer à travailler sur certains aspects de son jeu. »
Drafté en 2022 à la 33e position, celui qu’on surnomme « l’Albatros », du haut de ses 2m11, n’a foulé les parquets qu’à deux reprises depuis le début de la saison.
ABEL LONGA







