Le football camerounais a vécu l’une de ses pages les plus sombres lors de la 5ᵉ journée de l’Élite One. Ce qui devait être une fête du ballon rond entre Victoria United et l’Aigle de la Menoua s’est transformé en un naufrage arbitral, laissant un goût amer de « déjà-vu » et une odeur persistante de tripatouillage.
Le festival du sifflet : l’histoire d’un match à sens unique
Le scénario de la rencontre pourrait paraître grotesque s’il n’était pas tragique : quatre penalties sifflés en faveur d’une seule et même équipe. Victoria United a ainsi scellé le sort du match grâce à trois réalisations (44ᵉ, 47ᵉ, 56ᵉ) dictées par le point de craie. Malgré la réduction du score de Ndiforchu à la 62ᵉ minute, le mal était fait. Le moral d’ »El Pacha » était déjà brisé, non pas par le talent adverse, mais par des décisions venues d’ailleurs.
Dès l’entame, l’arbitre Martin Mbomba a posé les jalons d’une parodie de justice sportive. Chaque contact, chaque duel, chaque faute semblait systématiquement sifflée contre l’Aigle de la Menoua. Pour les observateurs présents, l’analogie était frappante : un remake du douloureux Maroc vs Cameroun en Coupe d’Afrique, où l’issue semblait écrite avant même le coup d’envoi.

Une révolte étouffée et un cri de désespoir
L’une des meilleures défenses du championnat a volé en éclats sous la pression d’un arbitrage scandaleux. À l’annonce du troisième penalty, l’irréparable a failli se produire : les joueurs de l’Aigle, excédés, se sont assis sur la pelouse, refusant de poursuivre cette mascarade. Il a fallu toute l’autorité du coach Anicet Koung pour les convaincre de terminer la rencontre.
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Le constat d’après-match est glacial. Dans les vestiaires, le dégoût a remplacé la compétition. « Après cette saison, le championnat camerounais et moi, c’est terminé », lançait un joueur, dépité. Ce cri du cœur illustre la fuite des talents qui guette notre football si l’impunité perdure.
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La Fédération et Samuel Eto’o face à leurs responsabilités
La Commission Centrale des Arbitres est désormais au pied du mur. Après les polémiques entourant Dynamo de Douala vs AS Fortuna et Victoria United vs PWD de Bamenda, ce nouveau dossier vient alourdir un passif déjà suffocant.
Une question brûlante se pose : comment Samuel Eto’o, qui se bat sur la scène internationale pour l’image du Cameroun, peut-il laisser de tels événements souiller notre championnat domestique ? Deux hypothèses s’affrontent : soit un sabotage interne vise à couler son projet, soit le silence de la tour de Tsinga encourage ces dérives.
Conclusion : droit au mur
Le football ne peut prospérer là où la méritocratie est assassinée sur l’autel des intérêts obscurs. Si rien n’est fait pour assainir l’arbitrage et punir les coupables, l’Élite One ne sera plus qu’un théâtre d’ombres. Nous nous dirigeons, hélas, droit au mur.
Charles Douglas Ndemba
Journaliste sportif – Radio Balafon







