La Race of Hope entre dans sa phase décisive. Acte après acte, la course de l’espoir affine ses profils, teste les organismes et sélectionne les athlètes capables d’absorber l’exigence extrême de cette épreuve de référence. Après les passages sélectifs du mont Mbapit (Ouest), du mont Beedi (Littoral) et du mont Ebolowo’o (Sud), organisés respectivement les 11 et 18 janvier, le processus de détection change d’intensité et de dimension.
Les regards se tournent désormais vers un triptyque stratégique : Yaoundé et le mont Mbankolo (Centre), Buéa (Sud-Ouest) et Maroua (Extrême-Nord). Trois terrains, trois profils altimétriques, trois environnements climatiques radicalement différents, choisis pour pousser les athlètes dans leurs derniers retranchements physiologiques et mentaux.

Des tests calibrés pour l’élite de la montagne
Le samedi 24 janvier, ces sites accueilleront les tests de course et l’ascension du mont Eniet, une étape clé du processus de sélection. Au programme : évaluation de la VO₂ max, gestion de l’effort en montée prolongée, capacité de relance en pente raide, économie de course et résistance neuromusculaire sur terrain instable.
Ces tests ne se limitent pas au chrono brut. Les observateurs techniques scrutent la qualité de la foulée, la posture en dénivelé positif, la régularité de l’allure, la maîtrise respiratoire et la capacité à maintenir un rythme compétitif sous contrainte thermique.
Rigueur administrative et dernière ligne droite
Le Directeur technique national a rappelé les exigences organisationnelles : les entraîneurs et secrétaires régionaux disposent de 48 heures après chaque test pour transmettre les résultats officiels. Une contrainte indispensable pour assurer la transparence, la cohérence des données et la crédibilité du processus de sélection.
Lire aussi : CAN 2025 : après le sacre du Sénégal, l’ombre d’un troisième acte hors du terrain
Les dernières listes seront officiellement arrêtées le samedi 31 janvier, clôturant ainsi une phase de détection intense et rigoureuse.
La course commence avant le départ
Plus qu’une simple compétition, la Race of Hope est un processus de transformation, où la préparation compte autant que la performance finale. Sur les pentes du Mbankolo, d’Eniet ou sous le soleil de Maroua, les challengers ne courent pas encore pour la victoire, mais pour le droit d’y croire.
Car dans la Race of Hope, l’espoir se gagne à la montée.
WILFRIED NGOMSEU







