Souza a découvert, vendredi dernier, une ambiance inhabituelle : celle des balles neuves qui claquent, des rires d’enfants mêlés aux consignes des entraîneurs, des premières prises de raquette encore hésitantes mais déjà prometteuses. L’Oyebog Tennis Academy (OTA) a fait sa rentrée dans la localité, relançant son vaste programme de vulgarisation à travers le concept « Écoles de Tennis », conçu pour transformer les établissements scolaires en véritables pépinières de talents.

Pour cette première descente, une équipe mixte d’encadreurs et d’athlètes de l’académie s’est déployée dans deux écoles de Souza. L’objectif ? Semer les bases techniques, éveiller la curiosité sportive et repérer les premières étincelles qui, demain, pourraient briller sur les courts nationaux.
La séance d’introduction a porté sur des fondamentaux essentiels :
prise continentale et prise semi-western,
position de départ,
coordination œil-raquette,
conduite de balle,
mini-échanges en progression.
Et, très vite, l’effet OTA a opéré. Les enfants, captivés, ont refusé de voir les entraîneurs partir. Le principal de l’école Salvador Pipart, Thomas Badi, n’a pas caché sa satisfaction :
« Les enfants étaient joyeux, motivés. On a senti un travail sérieux, appliqué. Nous aimerions que l’équipe d’Oyebog revienne régulièrement pour former nos jeunes. C’est ainsi que naissent les joueurs du futur. »
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L’académie a déjà tracé sa feuille de route : un apprentissage progressif, des sélections rigoureuses et un suivi individualisé pour les plus talentueux. Chaque samedi, les élèves qui se distinguent par leur coordination, leur attitude, leur timing de frappe ou leur capacité d’adaptation seront conduits à l’académie pour poursuivre l’entraînement.

Un système inspiré des méthodes professionnelles : observer – sélectionner – développer.
Le coach Anicet Farade, pilier technique d’OTA, résume parfaitement la vision :
« Nous allons intervenir dans tous les établissements. L’idée, c’est que le tennis prenne de l’ampleur à Souza. Les meilleurs seront récupérés chaque semaine et intégrés à l’académie. C’était le souhait du président : créer une filière solide capable d’assurer la relève. »
Ce vendredi, Souza a vu naître des gestes maladroits mais prometteurs, des revers encore courts mais pleins d’intention, des services hésitants mais déterminés.
Et pour OTA, cette énergie suffit à lancer une nouvelle histoire : celle d’un tennis populaire, accessible, enraciné dans les écoles et porté par une ambition claire — faire surgir de Souza la prochaine génération de raquettes capables de rivaliser avec l’élite nationale et africaine.
La balle est désormais en jeu. Et à voir l’étincelle dans les yeux des enfants, Souza n’attendait que ce premier service.
WILFRIED NGOMSEU







