Lors d’un entretien avec le média Eurosport, Yvan Neyou a abordé plusieurs sujets, y compris son acclimatation au football espagnol. L’international camerounais s’est également fixé un objectif. Son rêve est de décrocher un titre avec le Cameroun, et il reste confiant dans les perspectives des Lions indomptables pour la CAN 2025 au Maroc.
Steve Wilfried Yomba
Originaire du Cameroun, où il est né, plus précisément du côté de Douala, c’est à l’âge de huit mois que le milieu de terrain international camerounais de Leganés a rejoint la France. Pays où sa mère résidait déjà : « J’ai rejoint la France à huit mois. En fait, ma mère vivait déjà en France, à Brunoy (Essonne), avant que je naisse. Avant la naissance, je ne sais pas pourquoi, mais mes parents sont allés au Cameroun. Je suis né prématurément, un mois ou un mois et demi avant le terme » a-t-il expliqué. C’est donc en France qu’il a passé toute sa jeunesse. C’est de la qu’il a eu sa passion pour le football et il a commencé à suivre son rêve. C’est aussi de la qu’il a eu sa formation de footballeur. Il est passé par le centre de formation de Clairefontaine et de l’AJ Auxerre
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Suite à sa formation initiale, il a parcouru plusieurs clubs dans les niveaux inférieurs du football français, y compris Sedan où il a débuté sa première expérience professionnelle. Après cela, il a fait un détour par le Stade Lavalois avant d’essayer son premier défi à l’étranger :
« À cette époque, un nouveau directeur sportif arrive à Laval et je n’étais dans ses plans. Alors, je suis parti. Un jour, mon agent m’a demandé si ça m’intéressait de jouer au Portugal. J’ai dit oui. J’y suis resté deux ans et demi. Franchement, j’ai kiffé à Braga. Pourtant, les débuts ont été compliqués. Je suis arrivé dans un pays que je ne connaissais pas avec une langue que je ne comprenais pas. En plus, au départ, je n’étais pas titulaire, je dormais dans un hôtel pas top. La nourriture n’était pas ‘ouf’. Mais je n’ai pas lâché. J’ai toujours été persuadé que j’avais quelque chose. Après six mois, j’ai commencé à enchaîner les matches. » a-t-il expliqué.
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Après le Portugal où il passe deux saisons, le natif de Douala a fait son retour en France, où il a signé avec l’AS Saint-Etienne. L’endroit où il se fait mondialement connaître : « Avant la coupure des championnats, mon agent m’appelle pour me dire que Saint-Étienne est intéressé. J’ai dit : « sérieux, l’ASSE ? ». Le temps passe et un jour, il me rappelle : « Yvan, l’entraîneur de Saint-Étienne va t’appeler ».
Quelques minutes après, je reçois un appel : « Bonjour, c’est le coach Claude Puel ». Je l’ai tout de suite reconnu avec son accent et sa voix grave. Moi, à ce moment-là, j’étais dans ma cité (ndlr : des Mardelles, dans l’Essonne). Vu que le football s’était arrêté, moi j’étais au quartier. Mes potes étaient à côté de moi, il y avait des bruits de bécane en fond (rires). Au final, le coach me dit qu’il a envie de me faire venir et qu’il va tout faire pour que ça se fasse. » a-t-il relaté.
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Il a finalement signé en prêt avec l’équipe durant l’hiver 2021. Yvan Neyou a par la suite rejoint les verts lors de l’été de cette même année et y a joué deux saisons, disputant 33 rencontres. C’est à Saint-Etienne qu’il rejoint également les Lions indomptables du Cameroun. Pays qui porte actuellement son plus grand rêve et aspire à le concrétiser lors de la prochaine CAN : « J’aimerai gagner un titre avec mon pays. Ce serait mon plus grand rêve. On a vu le tirage au sort de la CAN, je n’ai pas grand-chose à dire, j’ai juste envie d’aller gagner la compétition. Je trouve qu’on a une bonne équipe et un bon groupe sur le plan humain. Tout ça peut nous amener à faire de grandes choses, je n’ai aucun doute là-dessus » a expliqué Yvan Neyou.
Suite à son passage à l’AS Saint-Etienne, il a d’abord été prêté à Leganés, avant d’être officiellement engagé par ce dernier. Il y évolue depuis 2023. Il s’épanouit en Espagne et se conforme au style de jeu espagnol : « Je m’y retrouve (Ndr le style de jeu espagnol) à tous les niveaux en fait. Ça me fait du bien parce que c’est un football qui me ressemble. Les gens sont gentils et chaleureux. Bizarrement, ici, Yvan Neyou n’est pas celui qui fout la merde dans un vestiaire. Après, je ne suis pas revanchard, je ne suis pas le genre de personne qui s’arrête à ça. Je continue de vivre ma vie sans me prendre la tête. » a-t-il conclu.
Steve Wilfried Yomba
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