À trois semaines du grand rendez-vous continental de Nairobi, les Lions et Lionnes Indomptables du judo ont lancé leur montée en puissance. Dès ce 2 avril, le tatami du Panthers Club de Bastos à Yaoundé accueillera un stage bloqué de haute intensité, véritable creuset de la performance où les automatismes se passeront et les certitudes se forgeront.
Au siège de la Fédération Camerounaise de Judo, l’appel des 67 athlètes convoqués a marqué le début d’une préparation millimétrée. là bas, chaque séquence est pensée pour optimiser le rendement : travail du kumi-kata pour imposer sa garde, répétitions d’uchi-komi pour affiner les entrées, enchaînements tachi-waza vers ne-waza pour maximiser les opportunités de marquer ippon.
Un collectif féminin dense et compétitif
Chez les dames, la concurrence est rude dans toutes les catégories. En -48 kg, Reine Mary Bonaba Otsong, Bernadette Nkou Ntsama, Babette Blessing Check Akwi, Julienne Nkou Bella et Alphonsine Miriam Begel se livreront une bataille technique autour de la vitesse d’exécution et du déséquilibre.

En -52 kg, Marie Céline Baba Matia, Miriam Nsame Mbongo, Marina Akoukeng Foghonkeng et Gertrude Ndi Elion miseront sur la précision des mouvements d’épaule et les transitions rapides au sol.
La catégorie des -57 kg regroupe notamment Fiona Nsame Mbongo, Marie France Guiolobo Mbili, Megane Akoukeng Beh, Ndonkou Awaou et Audrey Haranga Haman, toutes engagées dans un travail tactique axé sur la variation des attaques.
En -63 kg, Gratiana Adjoans Nguele, Jeanne Nkou Mballa, Cindy Heukoua Douanla, Morane Taboula Djuiyep et Marie Louise Ngo Nyemb peaufineront leurs combinaisons debout-sol.
Du côté des -70 kg, Audrey Etoua Biock, Ornella Biami Zita, Manuela Mafougong Passo, Amanda Temgoua Zeuna et Laetitia Dikoum Minyem enchaîneront les randoris avec intensité.
Chez les -78 kg, Georgika Djengue Moune, Diana Kemadjou, Laura Alougou Mintangle et Dorvane Fomo Durelle travailleront la gestion du kumikata puissant, tandis que chez les +78 kg, Esther Mbezele Atangana, Mayra Nsangou Secke et Richelle Soppi Mbela miseront sur l’impact et l’efficacité dans les projections.
Une armada masculine en quête de domination
Chez les messieurs, la densité est tout aussi impressionnante. En -60 kg, Amaid Kouantchoua, Georges Owona Tembon, Harold Djepin Fotue Lembe et Charbel Kuetche Negou multiplieront les séquences explosives.
Les -66 kg avec Didier Evouna Belobo, Diamant Bizvede Dakoumba, Kharl Kyllian Betiene Ombionyo et Didier Esdras Kamdem Kouam travailleront la rapidité d’exécution et les contres.
En -73 kg, Christ Bryan Fowa Tasse Fogue, David Ravel Koung A Koung, Mathieu Ndongo Manga et Teddy Kom Enzy peaufineront leurs stratégies d’attaque.
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La catégorie des -81 kg regroupe Yohane Jessie Ngae, Ebenezer Njoh Ndongue Miano, Rayan Bougueng Kombou et Allan Nkott Pondy Kona, tous engagés dans des randoris très disputés.
En -90 kg, Vladimir Ngueya Naheu, Yves Loïc Mogo, Simon Pacome Mekobo et Blaise Techwi Tagyen miseront sur la puissance et le timing.
Chez les -100 kg, Franck Ulrich Tahman Zan, Maurice Maël Nkodo Fouda, Eddy Kouamen Ntchamba et Joel Dapong Kenne travailleront la gestion tactique des combats longs, tandis que les +100 kg avec Gabin Heumou Heumi, Velem Tontu, Daniel Mepoui Anong et Louis Octave Ribouem imposeront leur densité physique sur le tatami.
Une préparation sous haute exigence
Sous l’impulsion du président de la FECAJUDO, Alain Kingue, aucun détail ne sera laissé au hasard. L’encadrement technique insiste sur l’assiduité, la discipline et la répétition des schémas tactiques. Chaque judoka, muni de son judogi blanc et bleu, de son passeport et de ses documents médicaux, est appelé à se comporter en véritable compétiteur de haut niveau.
Entre randoris engagés, séquences de ne-waza intensives et travail spécifique des enchaînements, ce stage bloqué apparaît comme une véritable rampe de lancement vers les Championnats d’Afrique. À Yaoundé, l’heure est à la conquête : les Lions et Lionnes affûtent leurs armes, prêts à rugir sur les tatamis de Nairobi avec une seule ambition décrocher l’or continental.
WILFRIED NGOMSEU







