Le Comité National Olympique et Sportif du Cameroun entre officiellement dans une nouvelle ère. Quelques jours seulement après la disparition du Colonel Hamad Kalkaba Malboum, figure emblématique et artisan majeur du développement du sport camerounais sur la scène continentale et internationale, le Conseil d’Administration extraordinaire du CNOSC réuni à Yaoundé a désigné Monsieur le Ministre Grégoire Owona comme nouveau président de l’institution.
Jusqu’ici Premier Vice-président du Comité, l’homme hérite d’une mission particulièrement délicate dans un contexte où le mouvement sportif national traverse depuis plusieurs années des turbulences profondes. Entre tensions institutionnelles, départ de plusieurs fédérations sportives du giron olympique, crises de gouvernance et attentes grandissantes des athlètes, le nouveau président devra rapidement imprimer sa marque et surtout restaurer la cohésion autour de la maison olympique camerounaise.

L’une des priorités majeures de Grégoire Owona sera incontestablement le dialogue avec les fédérations sportives dissidentes afin de retisser les liens et reconstruire une dynamique collective indispensable au rayonnement du sport camerounais. Le défi est immense : redonner confiance aux acteurs, assainir les relations institutionnelles et repositionner le CNOSC comme véritable moteur d’accompagnement et de protection des disciplines sportives nationales.
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Cette arrivée intervient également à un moment stratégique pour les athlètes camerounais. À quelques mois des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, plusieurs jeunes talents sont engagés dans leur préparation avec l’espoir de porter haut les couleurs vert-rouge-jaune sur le continent africain. Du basketball à l’athlétisme, en passant par le judo, la lutte, le handball ou encore les sports de combat, les attentes sont énormes autour du nouveau président concernant l’encadrement, le suivi administratif, les conditions de préparation et la mobilisation des ressources nécessaires pour permettre aux sportifs camerounais d’aborder ces échéances dans les meilleures dispositions.
Au-delà de l’aspect administratif, c’est aussi un véritable chantier de reconstruction morale et sportive qui attend désormais Grégoire Owona. Le mouvement olympique camerounais, fragilisé ces dernières années, espère désormais retrouver stabilité, crédibilité et ambition sous cette nouvelle présidence, dans l’optique de redonner au Cameroun toute sa place dans le concert sportif africain et mondial.
WILFRIED NGOMSEU







