À Alexandrie, les rêves de finale se sont envolés, mais l’objectif principal reste intact. Battues en demi-finale du Championnat d’Afrique U18 de volleyball 2026, les sélections masculine et féminine du Cameroun refusent de baisser les bras. Les deux formations joueront désormais la médaille de bronze, un rendez-vous décisif qui pourrait également leur ouvrir les portes des Championnats du monde. Plus qu’un simple match de classement, c’est une véritable finale pour l’avenir qui attend les jeunes Lions Indomptables.
Chez les garçons ce mardi 28 juillet , le duel face au Nigeria a tenu toutes ses promesses. Dès les premiers échanges, les Nigérians ont imposé un rythme élevé grâce à une qualité de service remarquable, une réception stable et une excellente organisation du système bloc-défense. Sous pression, les Camerounais ont éprouvé des difficultés à construire efficacement leurs phases offensives. Malgré quelques séquences bien orchestrées et des attaques puissantes sur les ailes, les Lionceaux ont constamment couru après le score avant de céder le premier set (16-25).

Le deuxième acte a pourtant laissé entrevoir un tout autre visage. Plus agressifs au filet, plus disciplinés dans les rotations et plus incisifs dans les attaques de première main, Houmsou et ses partenaires ont tenté de renverser la dynamique. Mais la qualité de relance nigériane, combinée à une excellente couverture défensive, a permis aux adversaires de conserver leur avantage pour s’imposer 25-20. Le troisième set a suivi le même scénario. Malgré leur détermination et quelques contres gagnants, les Camerounais se sont inclinés 19-25, quittant la course à la finale avec les honneurs.
Quelques heures plus tard, les Lioncelles retrouvaient la Tunisie avec l’ambition de prendre leur revanche après la défaite concédée en phase de groupes. Mais les Tunisiennes ont une nouvelle fois démontré toute leur maîtrise collective. Plus efficaces en réception-attaque, solides dans le secteur défensif et particulièrement inspirées dans la distribution, elles ont rapidement pris le contrôle des échanges pour enlever le premier set (25-17).
Dans le deuxième set, les joueuses de Donald Nsounfon ont pourtant montré de belles séquences de jeu. Grâce à une meilleure qualité de service, des attaques variées et une défense plus compacte, elles ont longtemps rivalisé avec leurs adversaires. Mais plusieurs fautes directes et une baisse de concentration dans les moments clés ont permis à la Tunisie de reprendre l’ascendant et de s’imposer 25-19. Le troisième set a définitivement basculé en faveur des Nord-Africaines, qui ont profité des erreurs camerounaises pour conclure la rencontre sur le score de 25-15.
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Au-delà du résultat brut, les deux sélections camerounaises ont démontré qu’elles possèdent les qualités techniques, physiques et mentales pour rivaliser avec les meilleures nations africaines de la catégorie. Leur combativité, leur solidarité et leur capacité à réagir dans les moments difficiles témoignent du travail accompli par les encadrements techniques tout au long de la préparation.
La compétition est cependant loin d’être terminée. À Alexandrie, l’enjeu dépasse largement la conquête d’une médaille continentale. Les matchs pour la troisième place offrent une opportunité exceptionnelle : décrocher le dernier billet qualificatif pour les Championnats du monde U18. Une motivation supplémentaire pour des Lions et Lioncelles déterminés à transformer la frustration des demi-finales en énergie positive.
Le staff technique l’a bien compris. L’heure est désormais à l’analyse vidéo, aux ajustements tactiques, au travail sur les phases de transition, à la stabilité de la réception et à l’efficacité offensive. Chaque détail comptera pour aller chercher cette troisième marche du podium, synonyme de médaille de bronze et, potentiellement, d’une qualification historique sur la scène mondiale.
Le Cameroun est tombé, mais il ne s’est pas effondré. Les Lions et les Lioncelles ont encore leur destin entre leurs mains. Une dernière bataille les attend, avec au bout bien plus qu’un podium : une place parmi les meilleures nations du monde. À Alexandrie, l’histoire n’est pas encore écrite et les jeunes volleyeurs camerounais ont toujours les moyens d’y apposer leur signature.
WILFRIED NGOMSEU







