Coups de poing, cris étouffés et vérités brisées : le Cinéma Majestic de Bessengué a frissonné au rythme d’un drame familial percutant. La claque n’était pas seulement à l’écran, elle était aussi dans la salle. Ce vendredi à 20h, l’avant-première de TIFFA, le tout nouveau long-métrage de Carlos Ebenezer Takam, a laissé le public du Majestic de Bessengué complètement abasourdi et saisi par l’émotion.
Un tapis rouge illuminé par le cinéma camerounais
Avant le début de la projection, l’événement a démarré en beauté sur le tapis rouge. Plusieurs figures clés de la production et du septième art camerounais ont répondu présent : Stéphane Ndeh (scénariste du film), Diane Tiyo (assistante réalisatrice), l’actrice Carole Happi, Sandra Nelly Kom ainsi que de nombreux autres acteurs et actrices venus célébrer l’aboutissement de cette œuvre ambitieuse.

Au cœur de l’intrigue : le choc des secrets de famille
Au centre de l’histoire, Tiffa, 24 ans, touche du doigt son rêve en accédant aux demi-finales d’un concours de beauté régional. Mais la joie tourne instantanément au cauchemar lorsque l’annonce faite à son père déclenche chez ce dernier une rage dévastatrice et inexplicable.
Poussée dans un abîme de désespoir face à son miroir, la jeune femme commet l’irréparable. Secourue in extremis par Mbida puis conduite d’urgence à l’hôpital par sa mère, Tiffa survit. Son réveil marque alors le début de la vérité : tiré de sa brutalité, son père brise le silence et livre enfin les sombres secrets qui ont armé son bras.
Une prise de parole audacieuse
À travers cette œuvre poignante, Carlos Ebenezer Takam s’attaque avec courage à des thématiques encore trop souvent taboues : Les violences intrafamiliales, les traumatismes psychologiques profonds, les lourdes conséquences de la violence sur la jeunesse.

Pour porter cette histoire à l’écran, le réalisateur s’est entouré d’un casting d’exception, composé notamment d’Axel Abessolo, Patrick Oyono, Leticia Viany Djuidja, Eshu Rigobert Tamwa et Carole Happi.
Cap sur la capitale : Yaoundé conquis !
Après avoir secoué Douala, l’aventure s’est poursuivie dans la capitale. Le public de Yaoundé s’est réuni hier, samedi 1er août dès 20h, au Cinéma Majestic (campus de l’Université de Ngoa-Ekellé). Une soirée mémorable où les spectateurs ont pu découvrir ce long-métrage coup de poing et échanger en direct avec l’équipe du film.
DJUSSI Stephie Merveille







