Baptisé Festival National Compétitif de Danse et de Percussion Traditionnelles camerounaises, il s’agit d’un événement qui se tiendra à Yaoundé en Décembre et dont le but est de remettre au cœur de la scène culturelle les rythmes, les gestes et les expressions dansées qui racontent l’histoire des différentes communautés du Cameroun.
«Le festival ambitionne de réunir autour des danses et percussions traditionnelles des artistes, danseurs, percussionnistes, porteurs de traditions et publics venus de différents horizons.» c’est ce qu’à annoncé l’artiste et son équipe lors du lancement le 7 aout dernier.

Au-delà du spectacle, les danses traditionnelles constituent également des vecteurs de mémoire et de transmission et avec ce festival, Chantal Ayissi entend ainsi contribuer à donner davantage de visibilité aux acteurs qui font vivre ces pratiques.
L’initiative intervient dans un contexte où la question de la préservation et de la transmission du patrimoine culturel reste essentielle.
Entre modernisation des pratiques, influence des nouvelles tendances musicales et éloignement progressif de certains jeunes des traditions, la transmission apparaît comme un enjeu majeur.
Le festival pourrait ainsi devenir un espace de rencontre entre anciens et jeunes générations, permettant aux détenteurs de savoirs traditionnels de partager leurs connaissances avec une nouvelle génération d’artistes et de passionnés.
L’enjeu ne serait donc pas simplement de reproduire les danses du passé, mais de montrer qu’elles peuvent continuer à évoluer et à dialoguer avec la création contemporaine.
Une initiative portée par une artiste engagée dans la culture
Chanteuse, danseuse et auteure-compositrice camerounaise, particulièrement connue pour son rôle dans l’évolution du bikutsi moderne, Chantal Ayissi commence sa carrière par la danse, notamment sous l’influence de son frère Ayissi Le Duc. Sa passion pour la musique l’amène ensuite vers la chanson, avec Anne-Marie Nzié comme l’une de ses grandes références.
C’est surtout grâce au bikutsi que l’artiste se fait connaître, elle apporte à ce rythme une approche personnelle en le faisant dialoguer avec d’autres sonorités. Son album « Yit-Ma », sorti en 1994, contribue à asseoir sa réputation sur la scène musicale camerounaise. Elle poursuivra ensuite sa carrière avec des albums comme « Diva » (1996), « Pretty Diva » (1998), « Renaissance » (2002), « Passion » (2005) et « Miroirs » (2008).
Au-delà de sa carrière musicale, Chantal Ayissi s’est régulièrement exprimée sur la condition des artistes camerounais et sur les questions liées à la culture. C’est donc dans cette continuité que s’incrit cette volonté de vamoriser des danses et percussions traditionnelles.
Une invitation à écouter le Cameroun autrement
À travers cette initiative, Chantal Ayissi rappelle surtout que le patrimoine n’est pas figé dans les musées. Si le festival parvient à réunir les différentes traditions chorégraphiques et rythmiques du pays, il pourrait devenir un espace important de découverte, de transmission et de célébration de la diversité culturelle camerounaise.
Les candidatures sont ouvertes du 08 Aout au 08 Novembre et l’inscription est gratuite.
Manu NKAMA







