À quelques jours du Championnat d’Afrique des Nations féminin de volleyball, les Lionnes Indomptables du Cameroun continuent d’affûter leurs armes en Turquie. Après un premier succès encourageant face à GEBZE SPOR, la sélection nationale a confirmé sa bonne dynamique en dominant avec autorité DOGU Volleyball, formation évoluant en deuxième division turque.
Une démonstration de maîtrise collective
Les Camerounaises n’ont laissé que très peu d’espace à leurs adversaires. Dès le premier service, la sélection nationale a imposé son rythme, mettant sous pression la réception turque grâce à une bonne qualité de mise en jeu et une organisation efficace au bloc.
Le premier set donne rapidement le ton. Solides en réception, agressives au service et appliquées dans la construction offensive, les Lionnes prennent le contrôle des échanges et s’imposent 25-15.

Le deuxième acte sera encore plus à sens unique. La qualité de la première touche permet aux passeuses camerounaises de varier les combinaisons offensives, tandis que le bloc-défense neutralise les principales options adverses. DOGU Volleyball peine à trouver des solutions et ne parvient à inscrire que 10 points. 25-10 : le Cameroun double la mise.
Une troisième manche pour confirmer
Avec une marge confortable, les Lionnes du filet restent concentrées dans le troisième set. Malgré une réaction de DOGU Volleyball, les Camerounaises conservent leur maîtrise dans les secteurs essentiels : qualité de réception, variation de la distribution, efficacité au filet et couverture défensive.
Le collectif camerounais boucle finalement la rencontre sur le score de 25-18, pour une victoire nette et sans appel.
Au-delà du résultat, cette deuxième victoire consécutive en préparation traduit surtout la progression du collectif. Les automatismes se mettent en place, les rotations gagnent en fluidité et les différentes connexions entre réceptionneuses, passeuses et attaquantes commencent à se consolider.
Une préparation qui gagne en intensité
Après quelques jours de stage en Turquie, les Lionnes poursuivent leur montée en puissance avec un objectif clairement affiché : arriver à Nairobi avec un collectif prêt à rivaliser avec les meilleures sélections du continent.
Le travail ne porte donc pas uniquement sur les résultats des matchs amicaux. Ces rencontres permettent au staff technique d’évaluer la qualité de la réception, l’efficacité du side-out, la stabilité du bloc-défense, la transition offensive et la capacité du groupe à maintenir son niveau d’intensité sur la durée.
Autant d’indicateurs essentiels avant d’aborder une compétition continentale où chaque détail peut faire basculer un match.
Nairobi se rapproche, la pression monte
Le Championnat d’Afrique des Nations féminin de volleyball 2026 est programmé du 23 août au 5 septembre 2026 à Nairobi, au Kenya. Le pays hôte, champion d’Afrique senior en titre, aura naturellement l’ambition de défendre sa couronne devant son public.
La République démocratique du Congo, de son côté, peaufine sa préparation directement au Kasarani Indoor Arena, avec l’ambition de jouer les trouble-fêtes dans la compétition. Le Cameroun arrive lui aussi avec de solides arguments.
La rivalité avec le Kenya est d’ailleurs nourrie par les dernières confrontations chez les jeunes. Lors du CHAN U20 féminin disputé à Yaoundé en août 2025, les Kenyanes avaient remporté la finale face au Cameroun 3 sets à 1, les deux sélections obtenant par la même occasion leur qualification pour le Mondial U20 2026.
Cette fois, le décor est différent, mais l’enjeu reste le même : bousculer la hiérarchie continentale.
Les Lionnes veulent rugir à Nairobi
Deux matchs, deux victoires et surtout une dynamique qui se consolide. Avec ce succès 3-0 face à DOGU Volleyball, le Cameroun confirme que le stage turc porte progressivement ses fruits. Le secteur réception-défense gagne en stabilité, la distribution devient plus variée et l’attaque affiche une capacité croissante à mettre l’adversaire sous pression.
Mais le véritable test commencera à Nairobi.
D’ici là, les Lionnes continuent de travailler, d’ajuster leurs systèmes et de renforcer leurs automatismes.
Le filet est désormais dressé. Nairobi approche. Et le Cameroun entend bien y arriver avec des ambitions à la hauteur de son statut.
WILFRIED NGOMSEU







