L’art contemporain camerounais poursuit son exploration de la mémoire et du vivant. Samedi 19 septembre 2026, à Yaoundé, l’artiste plasticienne Marie-Francine Dongmo, lauréate de la catégorie Arts visuels du Cameroonian Cultural Network (CCN) 2026, a donné le coup d’envoi de sa tournée nationale avec le vernissage de son exposition « Mémoire matricielle : Archives invisibles du vivant », à Abali Gallery.

Organisée conjointement par le Cameroonian Cultural Network (CCN), Abali Gallery et le Centre international pour le patrimoine culturel et artistique (CIPCA), cette exposition invite le public à porter un regard différent sur la mémoire. À travers ses œuvres, « Marie-Francine Dongmo interroge ce qui se transmet, se conserve et continue de vivre au-delà de ce qui est immédiatement visible : les corps, les expériences, les héritages et les générations. »
Une artiste au parcours déjà riche
Née à Fongo-Tongo, dans la région de l’Ouest Cameroun, Marie-Francine Dongmo s’est formée à l’Institut des Beaux-Arts de Foumban, où elle a obtenu un master professionnel en arts visuels. Son parcours l’a également conduite à travailler aux côtés de figures de la scène artistique camerounaise telles que Pascal Kenfack, Barthelemy Toguo et Hervé Youmbi.

Son travail s’intéresse notamment à la condition humaine, à la psychologie et aux réalités sociales. Au fil de ses créations et de ses expositions, l’artiste développe un univers où peinture, matériaux et éléments symboliques se rencontrent pour questionner les expériences individuelles et collectives.

Cette nouvelle exposition marque ainsi une étape supplémentaire dans son parcours et donne à voir une démarche artistique centrée sur les traces que le vivant laisse derrière lui.
Une tournée qui commence à Yaoundé
Avec ce vernissage, Marie-Francine Dongmo entame une tournée nationale destinée à faire voyager son univers artistique au-delà d’un seul espace d’exposition.
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À Abali Gallery, le public peut découvrir «Mémoire matricielle : Archives invisibles du vivant» jusqu’au 10 octobre 2026, du mardi au samedi, de 9 h à 18 h.
À travers cette initiative, l’artiste propose une rencontre entre création contemporaine, mémoire et patrimoine, tout en participant au renouvellement du regard porté sur les arts visuels au Cameroun.
Manu NKAMA







