Après une première sélection au Festival du film de Stockholm, en Suède, le documentaire «Abaza», réalisé par le cinéaste camerounais Joseph Kadjinadar, poursuit son parcours international avec une nouvelle sélection officielle au Festival du film égypto-américain (EAFF), à l’occasion de sa 6ᵉ édition.

Joseph Kadjinadar évolue depuis plusieurs années dans l’univers du cinéma camerounais. Son parcours est notamment marqué par la réalisation de « Hérodé – Scarification », un court-métrage de 15 minutes présenté en compétition au festival Yarha en 2024.

Le réalisateur avait également vu Hérodé intégrer la sélection officielle du Festival de film grand public du Togo, en 2023, dans la catégorie du meilleur court-métrage.
Ces différentes expériences témoignent d’un intérêt pour un cinéma qui s’intéresse aux réalités humaines, sociales et culturelles, tout en cherchant à faire circuler les récits camerounais auprès de publics plus larges.
«Abaza», un documentaire qui voyage
Avec «Abaza», Joseph Kadjinadar poursuit cette démarche documentaire et franchit une nouvelle étape. La sélection au Festival du film de Stockholm constitue une première ouverture vers la scène cinématographique suédoise. La sélection à l’Egyptian-American Film Festival vient ensuite élargir cette présence internationale.
Pour un film documentaire camerounais, ces sélections représentent surtout des occasions de rencontrer d’autres cinéphiles, professionnels et regards artistiques, tout en donnant une visibilité supplémentaire à une œuvre issue de la scène cinématographique nationale.

Le parcours d’Abaza rappelle ainsi le rôle des festivals dans la circulation des œuvres africaines : ils permettent aux films de dépasser leur contexte de production pour entrer en dialogue avec d’autres publics et d’autres espaces culturels.
Du Cameroun à la scène internationale
Ces nouvelles sélections viennent renforcer la visibilité de la création documentaire camerounaise à l’étranger. Elles mettent en lumière une génération de réalisateurs qui investissent différents formats et utilisent le cinéma pour raconter, questionner et documenter des réalités contemporaines.
Pour Joseph Kadjinadar, le parcours d’Abaza s’inscrit donc dans une trajectoire déjà marquée par plusieurs expériences en festivals. Après Stockholm, puis l’Egyptian-American Film Festival, le documentaire poursuit sa route et porte avec lui une nouvelle fenêtre sur le cinéma camerounais.
Une aventure internationale qui ne fait que commencer.
Manu NKAMA







