Dix-huit fédérations, deux distinctions et un même signal envoyé depuis Sal, au Cap-Vert : le volleyball africain gagne du terrain, et le Cameroun s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Réunie les 3 et 4 octobre 2026 pour son Congrès ordinaire, la Confédération africaine de volleyball a distingué 18 de ses fédérations nationales pour saluer leurs performances, leurs réalisations et leurs efforts en faveur du développement de la discipline sur le continent.
Parmi les nations honorées, le Cameroun figure dans la catégorie la plus relevée, celle du Prix d’Excellence des fédérations nationales 2026, aux côtés notamment de l’Égypte, du Kenya, du Maroc, du Nigeria, du Rwanda, de la Tunisie, de l’Algérie et de la République démocratique du Congo. Une reconnaissance qui vient mettre en relief la trajectoire récente du volleyball camerounais, portée aussi bien par ses sélections nationales que par la régularité de ses engagements sur les différentes scènes africaines.

Pour le Cameroun, cette distinction intervient dans un contexte où les Lions et Lionnes indomptables ont multiplié les séquences fortes ces dernières années. Sur le parquet continental, les sélections camerounaises ont progressivement consolidé leur présence dans le haut niveau, en s’appuyant sur un travail de formation, une densification de la compétition nationale et une meilleure exposition des athlètes dans les rendez-vous internationaux.
Lire aussi : AfroBasket Féminin U18 2026 : le Cameroun démarre en patron, Toyounon écrase le Sénégal
Chez les messieurs, le parcours récent à la CAN de volleyball illustre cette capacité à rivaliser dans un environnement où chaque réception, chaque transition et chaque phase de side-out peuvent faire basculer un match. Les Camerounais ont également confirmé leur compétitivité dans les grands rendez-vous continentaux, avec une génération capable de soutenir le rythme imposé par les meilleures nations africaines.
Le volleyball féminin n’est pas en reste. Les Lionnes indomptables ont elles aussi marqué l’actualité récente de la discipline, notamment lors du Championnat d’Afrique des nations disputé en Tunisie en septembre 2026. Après avoir franchi le cap des quarts de finale au terme d’un combat de près de trois heures face au Ghana, conclu au tie-break, le Cameroun a poursuivi sa route jusqu’à la finale. Une campagne qui a surtout confirmé la capacité de la sélection à tenir la réception, varier les systèmes offensifs et maintenir son intensité dans les rallyes à haute pression.
Cette progression ne se limite donc pas au tableau d’affichage. Elle traduit également l’évolution d’un écosystème où les clubs, les encadrements techniques, les arbitres, les formateurs et les structures fédérales participent à l’élévation du niveau de jeu. Dans un sport où la qualité de la première touche conditionne souvent la construction offensive, où la lecture du bloc détermine la défense et où la qualité de la transition peut transformer un rallye défavorable en point gagnant, chaque maillon compte.
Lire aussi : CAF : Polémique sur la réforme de la Coupe d’Afrique
À Sal, la CAVB a également récompensé sept autres fédérations dans la catégorie Croissance et Développement : le Cap-Vert, le Ghana, la Gambie, la Namibie, le Sénégal, le Burundi et l’Ouganda. Ces distinctions mettent en lumière une autre réalité du volleyball africain : au-delà des podiums et des performances internationales, la progression de la discipline repose aussi sur la capacité à structurer les compétitions, élargir la base des pratiquants, renforcer les programmes nationaux et créer de nouvelles passerelles vers le haut niveau.
Au total, ces 18 distinctions dessinent ainsi une cartographie des forces et des dynamiques qui traversent actuellement le volleyball africain. Certaines fédérations sont récompensées pour leurs résultats et leur compétitivité, d’autres pour le travail de fond effectué sur le développement de la discipline. Deux approches différentes, mais complémentaires, pour construire un volleyball continental plus dense et plus compétitif.
Pour le Cameroun, le Prix d’Excellence 2026 résonne donc comme davantage qu’une simple distinction protocolaire. Il vient conforter une discipline qui, au fil des campagnes internationales, s’est installée parmi les sports collectifs capables de porter régulièrement les couleurs du pays sur les grandes scènes africaines. Des performances qui contribuent à renforcer la visibilité du volleyball dans le paysage sportif camerounais et à susciter davantage d’attention autour de ses sélections, de ses championnats et de ses talents.
De Sal à Yaoundé, le message est désormais confirmé : le volleyball camerounais veut continuer de peser, de durer et davantage faire monter le niveau. La distinction de la CAVB vient ainsi récompenser le chemin parcouru, mais surtout rappeler qu’au volleyball, comme dans un long rallye, la véritable performance se construit touche après touche, réception après réception, attaque après attaque.
WILFRIED NGOMSEU







