Du 31 juillet au 4 août 2026, Dame Sarah Mullally, Archevêque de Canterbury, sera en visite officielle à Yaoundé. Première femme à diriger ce siège en 1400 ans, elle représente 85 millions d’anglicans à travers le monde. Les préparatifs sont déjà lancés au ministère des relations extérieures.
Quelques mois après avoir accueilli le pape Léon XIV, le Cameroun se retrouve de nouveau au centre de l’actualité religieuse internationale. Du 31 juillet au 4 août, le pays recevra Dame Sarah Mullally. À ce poste, elle est la plus haute autorité de l’Église d’Angleterre et le visage de l’unité de la Communion anglicane présente dans plus de 160 pays.

Le ministre des Relations Extérieures, Lejeune Mbella Mbella, a déjà réuni les équipes gouvernementales et la délégation britannique pour préparer cette visite.
Son parcours : de l’hôpital à Canterbury
Avant la robe d’archevêque, il y a eu la blouse blanche. Formée comme infirmière, Sarah Mullally a été de 1999 à 2004 l’infirmière en chef de l’Angleterre au sein du NHS. Elle s’est distinguée par son engagement pour l’expérience patient.
Sa foi, née à 16 ans, l’a conduite vers l’Église. Elle devient évêque de Crediton de 2015 à 2018, puis évêque de Londres de 2018 à 2025. Elle a également siégé à la Chambre des Lords.
Le 3 octobre 2025, elle entre dans l’histoire en étant nommée Archevêque de Canterbury. Une première pour une femme, 10 ans après la nomination de la première femme évêque en Angleterre.
Enfance, études et valeurs
Née Sarah Elisabeth Bowser le 26 mars 1962 à Woking, dans le Surrey, elle est la benjamine d’une famille de deux filles.
Durant ses études secondaires, elle choisit la voie des soins plutôt que la médecine, attirée par une approche plus humaine du patient.
En 1980, elle intègre l’école d’infirmières de South Bank. Elle obtiendra ensuite un master en santé et bien-être. Son parcours académique lui vaudra plusieurs doctorats honorifiques et des responsabilités dans des universités et hôpitaux prestigieux, dont le Royal Marsden.
Depuis 1987, elle est mariée à Eamonn Mullally. Le couple a deux enfants. Discrète sur sa vie de famille, elle met souvent en avant l’équilibre entre engagement public et ancrage personnel.
Après Rome, c’est Canterbury. En accueillant Dame Sarah Mullally, le Cameroun ne reçoit pas seulement une dirigeante religieuse. Il reçoit le symbole d’une Église qui change, qui s’ouvre, et qui dialogue. Une visite de plus qui inscrit définitivement le 237 sur la carte spirituelle du monde.
Japhet Mbakop Tchagha






