Sur la ligne droite du 300 m au Grand Prix d’Égypte, Linda Angounou a livré une démonstration de maîtrise technique et de gestion d’effort. L’internationale camerounaise s’impose avec un chrono de 38″43, au terme d’une course construite avec intelligence : mise en action explosive, transition fluide après la poussée initiale, relâchement contrôlé dans la courbe et maintien de la fréquence gestuelle dans les 80 derniers mètres.
Spécialiste du sprint long, Angounou a parfaitement distribué son énergie sur cette distance hybride, exigeante à la fois sur le plan anaérobie lactique et sur la résistance à la vitesse. Son placement en sortie de virage, son travail de bras compact et sa posture stable ont fait la différence dans la phase de décélération, souvent fatale sur 300 m.

Avec ce 38″43, elle signe la 4ᵉ meilleure performance camerounaise de tous les temps sur la distance, intégrant un Top 7 historiquement dominé par des références comme Mireille Feuillet Nguimgo (36.40 en 2000), Claudine Komgang (36.55 en 2000) et Hortense Bewouda (38.10 en 2000). Elle devance désormais des noms comme Carole Bam, Bertille Atangana et Fanny Appes, confirmant son entrée dans l’élite nationale du sprint.
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Cette performance n’est pas le fruit du hasard. Elle s’inscrit dans une dynamique de structuration et d’accompagnement impulsée au sein de la fédération. Sous la coordination du secrétaire général Charles Kouoh Kote, le travail administratif, logistique et stratégique en amont permet aujourd’hui aux athlètes d’évoluer dans un cadre plus stable, favorisant la planification des charges d’entraînement, l’exposition internationale et le suivi de performance.
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À travers cette victoire au Grand Prix d’Égypte, Linda Angounou ne se contente pas de monter sur la plus haute marche du podium. Elle réaffirme son statut sur le sprint long continental et envoie un signal fort à l’approche des prochaines échéances internationales. La patronne est de retour. Et le chronomètre parle pour elle.
WILFRIED NGOMSEU







