Avec une victoire 1-0 à Abidjan : Bil Nsongo offre aux Lions indomptables un succès qui fait du bien. David Pagou semble avoir trouvé une formule plus convaincante offensivement. En renversant les elephants à domicile , devant Hervé Renard , le coach gagne la confiance .
Le verdict d’Ebimpé
Les doutes ont fait place aux sourires. Au stade Alassane Ouattara d’Ebimpé, le Cameroun a battu la Côte d’Ivoire (1-0) et a répondu sur le terrain à ceux qui contestaient ses choix. Un amical pas si amical, comme nous l’écrivions : David Pagou en sort avec un vrai bol d’air.

Nsongo, le coup de maître
Le but est tombé à la 46e minute. Bil Nsongo a bien contrôlé le ballon dans la surface avant de glisser sa frappe entre les jambes d’Alban Lafont. Un geste de sang-froid qui a récompensé une entame de match maîtrisée, bien plus cohérente que lors des deux sorties précédentes face aux Comores et au Congo.
Un nouveau schéma pour un nouvel équilibre
Pagou a tranché : fini le 3-5-2. Le Cameroun s’est présenté en 4-2-3-1, avec un double pivot composé de David Roy Nyengue et d’Arthur Avom, et Danny Namaso en soutien de Bil Nsongo. Le résultat est parlant. Les Lions ont mieux occupé la largeur, trouvé plus de solutions entre les lignes et retrouvé de l’agressivité dans le jeu. Derrière, Kévin Keben et Samuel Kotto ont formé un axe solide, preuve qu’une défense à quatre pouvait aussi tenir la route.
Ngapandouetnbu, le dernier rempart
La suite a été plus compliquée. Poussée par son public, la Côte d’Ivoire est montée en puissance après la pause, avec les entrées d’Inao, de Yan Diomandé, de Malick Yalcouyé et de Bonny, qui ont apporté vitesse et danger. Les Lions ont plié par moments, sans rompre. Dans les buts, Simon Ngapandouetnbu a rassuré par son calme et sa personnalité, et a gardé la maison fermée jusqu’au coup de sifflet final.
Un sursis qui doit devenir une dynamique
Pagou venait d’un succès peu convaincant contre les Comores (3-1), puis d’un nul au Congo (1-1). En face, les Éléphants restaient sur deux victoires en qualifications pour la CAN 2027. Le résultat, mais surtout la manière, offrent au sélectionneur un précieux sursis. Reste à savoir si Ebimpé marque le début d’une nouvelle ère ou n’est qu’une éclaircie.
Un détail qui ajoute au prestige de la performance : la dernière victoire du Cameroun en terre ivoirienne remontait à 2006. 20 ans plus tard pour Pagou c’est l’exploit .






