Le coup d’envoi s’annonce électrique sur le parquet du gymnase multisports de Japoma, où la vitesse de circulation de balle, la justesse des enclenchements offensifs et la rigueur des dispositifs défensifs seront au cœur d’un rendez-vous sous haute intensité. À Douala, le handball de formation entre dans sa phase la plus exigeante avec le Challenge Trophy de l’International Handball Federation, véritable laboratoire de performance où se façonnent les futurs cadres du jeu africain.
Du 28 avril au 2 mai, six nations de la zone IV de la Confédération Africaine de Handball dont Cameroun, Tchad, République Centrafricaine, Gabon, Congo et Guinée Équatoriale vont se livrer à une bataille tactique structurée autour de deux tableaux. Chez les U18, la compétition s’articule en deux poules de trois équipes, imposant une gestion fine des temps faibles et une efficacité maximale sur les phases de transition rapide. Chaque séquence offensive exigera des enclenchements précis, entre jeu placé, croisés arrières et exploitation des intervalles, face à des défenses compactes souvent organisées en 6-0 ou capables de monter en 3-2-1 pour perturber la base arrière.

Dans la catégorie U20, cinq sélections s’affrontent en poule unique sans la Guinée Équatoriale dans un format où la régularité et la profondeur de banc feront la différence. Ici, la lecture du jeu, la qualité de la montée de balle et la maîtrise du repli défensif seront déterminantes, tout comme la capacité des demi-centres à orienter le tempo et à créer des supériorités numériques. Le retour du Gabon, dix ans après sa dernière participation à cette compétition de l’IHF, ajoute une dimension particulière à ce tournoi où chaque possession comptera.
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Au-delà des confrontations, l’enjeu est majeur : décrocher l’un des billets qualificatifs pour les phases finales continentales. Traditionnellement, seuls les vainqueurs de chaque catégorie valident leur ticket, une pression supplémentaire qui impose rigueur tactique, discipline défensive et efficacité dans le dernier geste. Le Cameroun, tenant du titre chez les cadets en 2024, et le Congo, sacré chez les juniors, arrivent avec des statuts à défendre dans une compétition où la moindre perte de balle peut coûter cher.
Pays hôte, le Cameroun a affûté ses armes à travers une préparation méthodique, d’abord au Palais des Sports de Yaoundé, puis en stage interne à Japoma depuis le 18 avril. Sous la conduite de Jackson Fokou (U20) et Olivier Tsama (U18), les sélections nationales ont travaillé la coordination des blocs, la vitesse d’exécution et la solidité du système défensif, avec pour objectif de maîtriser tous les temps du jeu.
À Japoma, chaque duel, chaque enclenchement et chaque arrêt de gardien pèseront dans la balance. Plus qu’un tournoi, c’est une vitrine technique et stratégique du handball africain en construction, où la précision des schémas collectifs et la maîtrise des fondamentaux feront émerger les leaders de demain.
WILFRIED NGOMSEU






