Le Cameroun sort l’artillerie lourde pour son grand rendez-vous cycliste ! À quelques jours du coup de pédale inaugural, la sélection nationale est déjà en ordre de bataille pour deux épreuves majeures inscrites au calendrier UCI Africa Tour : le Grand Prix Cycliste International d’Ongola 2026 et la 26ᵉ édition du Grand Prix Cycliste International Chantal BIYA.
Pour défendre les couleurs vert-rouge-jaune à domicile, le Cameroun alignera 18 coureurs, issus de trois formations : l’Équipe Nationale, la Sélection Mboa et SNH Vélo Club. Les représentants camerounais sont actuellement réunis en stage interne à Yaoundé-Mbankomo, où ils peaufinent leur condition physique et leurs automatismes tactiques.

Dans ce peloton camerounais, plusieurs coureurs auront le statut de leaders. Parmi eux, Clovis Kamzong Abossolo, capitaine emblématique de SNH Vélo Club, multiple champion du Cameroun et ancien vainqueur de l’épreuve. À ses côtés, Rodrigue Kuéré Nounawé, porteur du maillot jaune du Tour du Cameroun 2026 et champion national en titre, arrive avec le statut de coureur à surveiller.
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La sélection pourra également compter sur Fabrice Chofor, Stève Auriol Ngueguim, Michel Boris Tientcheu, Roland Ntané et Ibrahim Mohamed, autant de rouleurs capables d’assumer les relais, de contrôler le tempo du peloton, de dynamiter la course dans les ascensions ou encore de jouer la carte du sprint selon le scénario de chaque étape.
Car sur cinq jours de compétition, la stratégie sera déterminante. Protection du leader, travail des équipiers, attaques dans les bosses, chasse aux échappées, gestion des écarts et maîtrise du train : le staff camerounais devra jouer sur tous les tableaux pour conserver le maillot jaune jusqu’à l’arrivée finale.

Et les hostilités commenceront dès le 1er septembre, avec le Grand Prix Cycliste International d’Ongola, exceptionnellement délocalisé sur l’axe Bagofit-Bertoua.
Place ensuite au Grand Prix Chantal BIYA, du 2 au 6 septembre, avec cinq étapes qui mettront à rude épreuve les organismes et les qualités de grimpeur, de rouleur et de finisseur des coureurs.
2 septembre : Motseboum – Messamena.
Premier acte du Grand Prix, où le placement et la gestion de l’effort pourraient déjà créer les premiers écarts.
3 septembre : Abong-Mbang – Ayos.
Une nouvelle bataille tactique où les baroudeurs chercheront certainement à prendre la roue du peloton pour former la bonne échappée.
4 septembre : Yaoundé – Ebolowa, via Nkolandom.
Une étape qui pourrait faire parler les jambes et les qualités de grimpeur, avec la possibilité de voir les favoris se découvrir.
5 septembre : Sangmélima – Meyomessala.
Le moment où les organismes seront davantage sollicités et où chaque seconde au classement général pourra prendre une valeur capitale.
6 septembre : Sangmélima – Yaoundé.
L’ultime explication. Après plusieurs jours de course, les derniers relais, les dernières attaques et le sprint final pourraient décider du vainqueur.
Pour le Cameroun, l’objectif sera clair : ne pas subir la course, mais l’animer, la contrôler et, surtout, jouer les premiers rôles sur ses propres routes.
Avec 18 coureurs, plusieurs leaders expérimentés et une préparation intensive, le pays hôte possède les cartes nécessaires pour peser sur la course.
Du 1er au 6 septembre, les routes de l’Est, du Centre et du Sud deviendront le théâtre d’une véritable bataille de braquets, de watts et de stratégie.
Le peloton international arrive. Les Lionceaux du cyclisme camerounais sont prêts à prendre les commandes. Cette fois, le maillot jaune se dispute à domicile.
WILFRIED NGOMSEU







