Le rideau est tombé sur l’aventure africaine à la Coupe du monde 2026. Avec l’élimination du Maroc en quarts de finale face à la France (2-0), le continent n’a plus de représentant dans la compétition.
Une fin qui laisse un goût d’inachevé, tant les espoirs étaient immenses au regard du parcours des sélections africaines.
Jamais l’Afrique n’avait abordé une Coupe du monde avec autant d’ambitions. Dix nations étaient présentes au coup d’envoi du tournoi, un record qui témoignait de la progression du football africain et de l’élargissement du Mondial. À l’issue de la phase de groupes, neuf d’entre elles avaient réussi à atteindre les phases à élimination directe, confirmant la montée en puissance du continent.

Le parcours a été marqué par plusieurs performances de haut niveau. L’Égypte, le Ghana, la RDC, le Sénégal, l’Algérie, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, l’Afrique du Sud et surtout le Maroc ont démontré que les sélections africaines étaient désormais capables de rivaliser avec les meilleures nations du monde.
Pourtant, une nouvelle fois, aucun pays africain ne sera présent dans le dernier carré.
Au-delà des qualités techniques et athlétiques, plusieurs éliminations ont mis en évidence des aspects sur lesquels les sélections du continent devront encore progresser : la gestion des temps faibles, la maîtrise émotionnelle dans les moments décisifs, l’efficacité devant le but et la capacité à conserver un résultat face à des adversaires habitués aux grands rendez-vous.
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Plusieurs équipes ont payé cher un manque de réalisme, tandis que d’autres ont vu leurs ambitions s’envoler sur des erreurs de concentration ou dans les dernières minutes des rencontres. À ce niveau de la compétition, le moindre détail fait la différence.
Malgré cette déception, le bilan ne doit pas être réduit aux seules éliminations. Cette Coupe du monde confirme que l’Afrique dispose d’un vivier de talents capable de rivaliser avec les meilleures sélections de la planète. Les performances réalisées montrent que l’écart continue de se réduire.
Le prochain défi sera de transformer cette compétitivité en résultats historiques. Cela passera par davantage de maturité tactique, une meilleure gestion des fins de match, un renforcement de la culture de la gagne et une stabilité dans les projets sportifs des différentes sélections.
Le Mondial 2026 s’achève donc avec des regrets pour l’Afrique, mais aussi avec des raisons d’espérer. Les fondations sont là. Il reste désormais à franchir le dernier palier pour que le rêve d’une première nation africaine championne du monde ne soit plus seulement une ambition, mais une véritable possibilité.
Agnès Olive Ewoudou






