Bamako 2026 restera une étape majeure dans l’histoire du taekwondo camerounais. Portée par des performances de haut niveau aussi bien en Poomsae qu’en Para-Kyorugi, la sélection nationale a confirmé son ascension sur l’échiquier continental en terminant à une brillante deuxième place africaine avec un total de 11 médailles.
Dès l’entame des Championnats d’Afrique, les ambassadeurs du vert-rouge-jaune ont affiché leurs ambitions. Après une première moisson de médailles en Para-Kyorugi, discipline de combat adaptée aux athlètes en situation de handicap, les Camerounais ont conclu leur campagne de la plus belle des manières lors des épreuves techniques de Poomsae, où précision gestuelle, maîtrise des déplacements, équilibre et puissance d’exécution sont minutieusement évalués.

La dernière journée de compétition a ainsi permis au Cameroun de récolter sept nouvelles médailles, consolidant sa position parmi les grandes nations africaines de la discipline. Parmi les performances les plus retentissantes figure le sacre de GM Hypolie Fotso Bona, dont la maîtrise technique et l’excellence dans l’exécution des séquences codifiées lui ont valu la médaille d’or. L’équipe féminine composée de Yonkeu, Mbino et Enyengue s’est également illustrée en dominant la concurrence continentale grâce à une synchronisation parfaite et une qualité d’exécution remarquable.
Chez les hommes, le trio Ntyam – Mekontchou – Ebem a décroché une précieuse médaille d’argent, tout comme GM Henri Nkam et Thérèse Enyengue en individuel, démontrant la profondeur du vivier camerounais dans les épreuves techniques. Plusieurs médailles de bronze sont venues compléter cette performance collective, symbole de la régularité des athlètes camerounais au plus haut niveau africain.
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Au terme de la compétition, le bilan camerounais s’établit à : 4 médailles d’or, 3 médailles d’argent, 4 médailles de bronze. Soit un total de 11 médailles, synonyme de vice-champion d’Afrique.
Au-delà des chiffres, cette performance traduit la progression constante du taekwondo camerounais. Longtemps considéré comme une discipline émergente sur le continent, le Cameroun s’impose désormais comme une nation capable de rivaliser avec les meilleures écoles africaines grâce à la qualité de sa formation, à la structuration progressive de ses compétitions nationales et à l’émergence d’une nouvelle génération d’athlètes compétitifs dans toutes les spécialités du taekwondo.
Cette deuxième place continentale, obtenue aussi bien chez les dames que chez les messieurs, récompense des années de travail menées par les encadreurs, les clubs et la Fédération Camerounaise de Taekwondo. Elle constitue surtout un signal fort à quelques échéances internationales majeures, où les Lions Indomptables ambitionnent désormais de transformer leur statut de prétendants en celui de véritables références africaines.
WILFRIED NGOMSEU







