La première étape du Tour Cycliste International Yennenga a lancé les hostilités sur un rythme soutenu entre Ouagadougou et Kombissiri, sur un tracé de 52,94 km parcouru à vive allure. Dans un peloton rapidement animé par des offensives et une gestion tactique exigeante du vent de face, c’est la Burkinabè Awa Bamogo qui a imposé sa puissance et sa science du placement pour s’adjuger la victoire en 1h31’34, avec une moyenne impressionnante de 34,689 km/h.
Derrière elle, sa compatriote Lamoussa Zoungrana a franchi la ligne dans le même temps, confirmant la domination locale et une excellente lecture des phases de transition et de relance. La Nigériane Osaretin Grâce Godwin complète le podium avec un retard de 2’58, victime d’une cassure dans le final, sur une étape où la gestion des relais et des changements de rythme a été déterminante.

Côté camerounais, la meilleure performance est signée Thérèse Diamelia Obiloma Buena, qui s’est accrochée dans le peloton principal pour terminer 10e, en maintenant un bon rendement dans les sections roulantes malgré un rythme élevé imposé dès les premiers kilomètres. Elle est suivie de Florianne Véronique Bengono Nkama (12e), Rita Mafoma (17e) et Presline Mariolle Kengne Feudjio (19e), dans un groupe où la sélection s’est faite progressivement par l’arrière sous l’effet de l’intensité et des variations d’allure.
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Au classement des équipes, le Cameroun occupe la 4e place sur six formations engagées, un positionnement intermédiaire qui reflète une régularité sans encore parvenir à peser dans les moments décisifs de course, notamment lors des accélérations en côte et des bordures.
Alors que la deuxième étape entre Guiba et Garango (66,87 km) se profile ce mercredi, le profil plus ouvert pourrait offrir davantage d’opportunités aux coureuses camerounaises. Avec une meilleure gestion des relais, une stratégie plus agressive dans les échappées et une anticipation des coups de force dans le final, la sélection nationale a les moyens de se repositionner dans la hiérarchie et de viser un meilleur classement d’étape. À Yennenga, la course est encore longue et tout reste à jouer.
WILFRIED NGOMSEU







