La promesse gouvernementale est passée du discours aux espèces sonnantes et trébuchantes. Médaillés d’argent et de bronze aux Championnats d’Afrique seniors de volleyball à Tunis et en Nairobi, les Lions et Lionnes indomptables ont finalement perçu l’intégralité de leurs primes de performance. Une reconnaissance financière qui récompense leur podium continental, mais qui ouvre surtout un nouveau chantier : transformer cette satisfaction en levier de préparation pour les Championnats du monde 2027.

Le siège de la Fédération camerounaise de volleyball (Fecavolley) a accueilli, les vendredi 25 et samedi 26 septembre 2026, deux cérémonies distinctes consacrées à la rétrocession des primes gouvernementales. Les volleyeurs, vice-champions d’Afrique, ont ouvert le bal le vendredi, avant que leurs homologues féminines, médaillées de bronze, ne reçoivent à leur tour leur dû le lendemain. Sous la coordination du Dr Elias Matip, premier vice-président de la Fecavolley, les deux délégations ont bénéficié d’un paiement intégral, mettant un terme à l’attente liée à la reconnaissance financière de leurs performances continentales.
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Sur le terrain, ces médailles ont été conquises au prix d’une organisation collective rigoureuse, d’une bonne lecture du jeu et d’une capacité à alterner défense basse, couverture du contre, réception et transition offensive. Chez les Messieurs, l’argent continental confirme la compétitivité d’un collectif capable de rivaliser avec les meilleures formations africaines. Chez les Dames, le bronze récompense également la combativité d’un groupe qui a su défendre les couleurs nationales dans un tournoi particulièrement exigeant.

Cette rétrocession marque ainsi un signal positif dans la relation entre les pouvoirs publics et les ambassadeurs du volleyball camerounais. Au-delà du montant financier, le respect de cet engagement contribue à renforcer la confiance des athlètes envers les institutions qui les accompagnent. Une dynamique qu’il faudra toutefois inscrire dans la durée, car la performance internationale ne se construit pas uniquement au moment de la compétition : elle repose aussi sur la régularité du soutien institutionnel, la planification des regroupements et la disponibilité des ressources.
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Désormais qualifiés pour les Championnats du monde 2027, les Lions ont rendez-vous avec la Pologne, tandis que les Lionnes se projettent vers la compétition prévue aux États-Unis et au Canada. Deux échéances planétaires qui imposent une montée en puissance dans les secteurs fondamentaux : stabilisation de la réception, efficacité de la première attaque, qualité du service flottant ou smashé, discipline au contre et maîtrise des phases de transition.
L’État a donc tenu sa promesse sur le chapitre des primes. Reste maintenant à prolonger cet engagement sur le terrain de la préparation. Car, à l’échelle mondiale, quelques centimètres au filet, une réception imprécise ou une mauvaise gestion des balles de transition peuvent faire basculer un set. Pour les Lions et Lionnes indomptables, le prochain défi est clair : convertir la reconnaissance financière en performance sportive et faire du rendez-vous mondial de 2027 une nouvelle vitrine du volleyball camerounais.
WILFRIED NGOMSEU






