La Kasarani Arena était en ébullition. Portées par un public entièrement acquis à leur cause, les Malkia Strikers ont imposé leur rythme et leur puissance au Cameroun en demi-finale du Championnat d’Afrique des Nations féminin de volleyball. Face aux championnes d’Afrique en titre et pays hôte de cette 20e édition, les Lionnes Indomptables n’ont pas réussi à renverser la hiérarchie, s’inclinant 3 sets à 0 : 25-19, 25-20, 25-20.
Dès les premiers échanges, le Kenya impose une forte pression au service et perturbe la réception camerounaise. Le Cameroun tente de construire son jeu à travers des attaques rapides et des variations offensives, mais le bloc kényan se montre particulièrement discipliné au filet. Les Malkia Strikers remportent le premier set 25-19, malgré une résistance constante des Lionnes.

Le deuxième acte confirme la tendance. Dans une Kasarani Arena chauffée à blanc, chaque point kényan est accompagné par une véritable déferlante sonore. Pourtant, le Cameroun ne rompt pas. Les coéquipières de Djeutchoko (#8) restent engagées dans les rallies, défendent plusieurs ballons et parviennent régulièrement à mettre la réception kényane sous tension. Mais dans les moments clés, le Kenya fait parler son efficacité offensive et son bloc pour s’adjuger le set 25-20.
Une résistance camerounaise qui ne se dément pas
Menées 2-0, les médaillées de bronze de la précédente édition ne baissent pas les bras. Le troisième set est disputé, avec des séquences où les deux équipes se rendent coup pour coup. Le Cameroun s’appuie notamment sur Djeutchoko, particulièrement incisive en attaque, tandis que Blamdaï tente de fermer les angles au contre.
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Mais face à elles, le Kenya possède plusieurs solutions offensives. Tata (#24) fait une nouvelle fois parler sa puissance avec 14 points, dont 13 attaques gagnantes, pendant que Masai (#11) verrouille la zone centrale avec 13 points, dont 7 attaques et 5 contres.
Le Cameroun continue de défendre, de relancer et de chercher la faille, mais le Kenya garde le contrôle des fins de set. 25-20 dans le troisième acte : 3-0 au terme d’une bataille de 65 points à 48.
Le bloc Kényan, véritable clé de la rencontre
La différence s’est surtout dessinée dans les secteurs de haute intensité. Le Kenya domine le Cameroun 35 attaques gagnantes à 28, mais creuse surtout l’écart au contre : 9 à 3, ainsi qu’au service : 5 aces à 1.
Une statistique qui raconte une partie de l’histoire : les Kényanes ont davantage réussi à transformer leurs phases de bloc-défense en points directs, tout en mettant la première touche camerounaise sous pression.
Le Cameroun, lui, peut s’appuyer sur Djeutchoko, meilleure marqueuse des Lionnes avec 13 points dont 12 en attaque, tandis que Blamdaï inscrit 7 points, dont 3 au contre. Une production offensive insuffisante pour faire vaciller la machine kényane, mais révélatrice d’une équipe camerounaise qui n’a jamais abandonné le combat.
Pas de finale pour les lionnes indomptables, mais le combat se poursuit
Le Cameroun quitte donc la course à l’or continental, battu par les championnes d’Afrique en titre dans leur propre antre. Une élimination nette au tableau d’affichage, mais une prestation qui aura demandé aux Lionnes de rester solides mentalement et techniquement face à la pression du public kényan.
Le Kenya, lui, poursuit sa route vers la défense de son titre et retrouvera l’Égypte en finale, dans une affiche qui rappelle la finale de 2023 remportée par les Malkia Strikers. Pour les Lionnes Indomptables, l’histoire n’est toutefois pas terminée.
Après le bronze décroché lors de la précédente édition, le Cameroun devra désormais se remobiliser pour défendre sa médaille de bronze face au Rwanda, dans une petite finale où l’enjeu sera clair : transformer la déception de la demi-finale en dernière victoire et repartir de Nairobi avec une nouvelle médaille continentale.
Une finale s’est éloignée. Le podium, lui, reste à portée de main. Cameroun – Rwanda : dernière bataille pour le bronze. Les Lionnes devront remettre les compteurs à zéro, retrouver leur qualité de réception, durcir le bloc et surtout gagner les points décisifs. Car à Nairobi, la médaille de bronze est encore à défendre.
WILFRIED NGOMSEU







