Pour son premier anniversaire, Malya, fille des influenceurs Bop Dylan et MK Michelle, se dévoile enfin. Ses parents publient son visage pour la première fois. L’événement, qui devait n’être que fête et félicitations, a viré à la polémique.
Si une majorité d’internautes a salué la nouvelle, une autre frange, plus acerbe, s’est attaquée au physique même de l’enfant. Une dérive qui a provoqué un tollé unanime chez les figures féminines du paysage culturel camerounais.

L’enfance, sanctuaire inviolable
La première à dégainer est l’entrepreneure Aïcha. Pour elle, la règle est non négociable. Un enfant ne saurait être l’objet de railleries, quelles que soient ses particularités. « Un enfant reste un enfant. On ne choisit pas le corps ou le visage avec lequel on vient au monde », martèle-t-elle, avant d’annoncer une mesure radicale sur ses propres plateformes : tout commentaire haineux visant un enfant vaudra un bannissement immédiat.

Un avis partagé par la comédienne Flavienne Tchatat. Elle dénonce une cruauté « malsaine », d’autant plus lâche que la victime ne peut ni comprendre ni se défendre. Et pour mémoire, elle exhume un précédent : celui de Sophie, fille de Coco Emilia, autrefois moquée et aujourd’hui unanimement célébrée pour sa beauté. Comme quoi, le temps est souvent le meilleur juge des quolibets.
« J’ai honte », le cri de Mani Bella
Le ton monte d’un cran avec la chanteuse Mani Bella. Son indignation vise particulièrement la jante féminine, auteure d’une partie des attaques. « Pendant qu’on exige au quotidien le respect envers les femmes, certaines se permettent d’insulter ce magnifique petit ange », s’insurge-t-elle, pointant une contradiction criante. Un sentiment de honte qu’elle assume publiquement.
Même son de cloche, plus frontal encore, chez Chelsy Suzy. Habituée elle-même aux critiques virtuelles, elle ne mâche pas ses mots : « Un bébé qui marche à peine est déjà victime de harcèlement. Bravo les bien-éduqués. »
Au-delà des personnalités, une même morale s’impose : l’innocence d’un enfant d’un an ne saurait être le prétoire des frustrations d’adultes. Et cette affaire pose à nouveau la question de la surexposition des enfants d’influenceurs face à la violence du numérique.
Japhet Mbakop Tchagha






