Berlin n’en croyait pas ses yeux. Ce samedi 5 septembre 2026, le Mali a fait tomber l’un des géants du basketball féminin mondial. Les Aigles Dames ont dominé l’Espagne, 6e au classement mondial, 82-73, lors de la deuxième journée de la Coupe du Monde féminine FIBA 2026.
Menées 34-32 à la pause, les Maliennes ont changé de dimension au retour des vestiaires. Plus agressives en défense, plus présentes au rebond et beaucoup plus efficaces dans leurs transitions, elles ont totalement renversé la dynamique. Le tournant ? Un troisième quart-temps de feu.

31 points marqués contre 19 encaissés, avec un terrible run de 16-4 qui a fait exploser la défense espagnole. Pression sur le porteur, interceptions, montée de balle rapide, circulation fluide et tirs longue distance : le Mali a imposé son rythme.
Sika Kone, la patronne
Au cœur de cette démonstration, Sika Koné a livré une performance de très haut niveau.
19 points, 10 rebonds : un double-double monumental.
L’intérieure de l’Atlanta Dream a pesé dans tous les secteurs : domination au rebond, présence dans la raquette et sang-froid dans les moments décisifs. Ses tirs primés dans le troisième quart-temps ont donné au Mali l’impulsion nécessaire pour prendre définitivement le contrôle de la rencontre.

À ses côtés, Djeneba N’Diaye, elle aussi auteure de 19 points, a parfaitement relayé l’offensive malienne.
Face à cette furia, l’Espagne a tenté de résister. La jeune Iyana Martín, avec ses 20 points, a pris ses responsabilités. Mais le collectif espagnol a fini par céder sous l’intensité physique et l’agressivité des Aigles Dames.
Le Mali écrit l’histoire
Après la courte défaite inaugurale contre le Japon (102-97), les Maliennes ont répondu de la plus belle des manières. 82-73. Le buzzer retentit. Le Mali explose de joie.
Cette victoire n’est pas un simple succès. Elle est historique. C’est seulement la deuxième victoire du Mali en Coupe du Monde féminine, après celle obtenue face au Sénégal en 2010. Seize ans plus tard, les Aigles Dames ont envoyé un message au monde.
Portées par une Sika Koné impériale, elles ont fait tomber l’Espagne, renversé les pronostics et rappelé que sur un parquet, le classement ne gagne aucun match.
WILFRIED NGOMSEU







