Quand mai arrive, l’Europe devient la scène déportée du 237. Cette année encore, trois artistes aux parcours et aux univers différents prennent l’avion pour retrouver leur public. Chacune de ces dates raconte une histoire : celle d’une carrière construite à la force de la voix, celle d’une énergie scénique qui ne laisse personne immobile, et celle d’une nouvelle génération qui porte la relève. Voici ce qui vous attend.
Charlotte Dipanda : la voix qui pose l’émotion
Née à Yaoundé en 1985, Charlotte Dipanda grandit entre Yaoundé, Douala et Mbouda. À 15 ans elle chante déjà dans les cabarets, jonglant entre les scènes nocturnes et le lycée. Le rythme devient impossible, elle choisit la musique à temps plein.

Elle démarre comme choriste, enregistre son premier album en 2001 avec Jeannot Hens, puis part se former à Paris à l’IACP. Là-bas, elle croise Lokua Kanza, Papa Wemba, Manu Dibango, Rokia Traoré. Choriste pour les plus grands, elle intègre aussi la chorale Gospel pour 100 voix, où elle allie scène et foi.
C’est cette artiste complète qui monte sur la scène du Cirque Royal de Bruxelles le 16 mai 2026. Organisé par Four Unity Prod, le concert promet du 100 % live, des classiques revisités et cette émotion posée qui fait sa signature. La conférence de presse du 13 avril à Bruxelles avait déjà donné le ton : sobriété, exigence, et une communion attendue avec le public.
Lady Ponce : la tigresse met Grenoble à l’heure du bikutsi
Adèle Ruffine Ngono, alias Lady Ponce, naît le 24 juillet 1983 à Mbalmayo. Elle explose en 2004 avec Le ventre et le bas-ventre et ne quitte plus le devant de la scène. Huit albums plus tard, dont Légende sorti en janvier 2025, elle reste une bête de scène. Ses singles Secouer Secouer, Je veux danser et Nbagkan ont enflammé TikTok et YouTube entre 2024 et 2025. Meilleure voix et révélation féminine en 2007, meilleure artiste féminine aux Canal 2’Or en 2008, Chevalier de l’ordre de la Valeur depuis 2014, elle a rempli La Cigale à Paris en 2017.

Le 23 mai 2026 à 20h, elle ramène cette énergie à Grenoble. Attendez-vous à un show sans temps mort : danse, interaction, provocation maîtrisée et bikutsi revisité. Le public vient pour chanter, danser et repartir sans voix.
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Hen’s : la relève assurée
Hen Timbo Gaël Jacob, aka Hen’s, est né le 9 septembre 1991 à Douala. Fils du Littoral et du Centre, il grandit avec les sonorités sawa en bande-son. Neosoul, R&B, jazz, gospel : il mélange tout, mais garde le makossa comme boussole.
Il se lance en 2021 avec des reprises et des freestyles d’une minute. Son concept Feat Improbable marie mélodies actuelles et rythmes d’antan. En mai 2022 il sort Henspiration, son premier EP de 7 titres, qu’il défend en live à l’Ubuntu de Douala. Engagé, il participe aux actions de SHEroes contre les violences basées sur le genre et se produit au festival L’Escale Bantoo en 2023.

C’est lui qui aura la lourde tâche de clôturer Mboa Paris le 23 mai 2026. Après des journées de conférences, de stands et de rencontres de la diaspora, son set doit faire basculer le salon en fête.
Ce salon business et socio-culturel de la diaspora camerounaise d’Europe où Stands d’entrepreneurs, conférences, espace associations et artistes seront là. Le concept est pensé pour connecter, partager et valoriser les initiatives camerounaises. À la clôture, place au show. La salle passera du networking à la communion. Makossa, afro-fusion, neosoul : il y a de quoi faire danser toutes les générations, des parents qui ont connu Eboa Lotin aux jeunes qui découvrent la nouvelle scène.
Trois dates, trois ambiances, un seul fil rouge : la musique camerounaise qui voyage et rassemble. Que tu sois team émotion avec Charlotte, team énergie avec Lady Ponce ou team découverte avec Hen’s, mai 2026 est fait pour s’amuser.
Japhet Mbakop Tchagha







