À quelques heures du grand rendez-vous, tous les regards sont désormais tournés vers Yaoundé. Ce samedi 29 août 2026, le Complexe BEAC va vibrer au rythme des projections, immobilisations, amenées au sol et phases de combat avec la tenue de la Coupe du Cameroun de Sambo.
Une échéance majeure du calendrier national qui s’annonce particulièrement relevée. Venus des dix régions du Cameroun, les meilleurs samboïstes du pays sont attendus pour se mesurer dans les deux grandes composantes de la discipline : le Sambo Sportif et le Sambo Combat, avec des tableaux aussi bien masculins que féminins.

Une bataille pour les titres, mais surtout pour les places en sélection
Derrière les médailles et les titres de champions du Cameroun se cache un enjeu de taille pour les athlètes.
Chaque combat constituera une véritable occasion de démontrer sa maîtrise des fondamentaux du sambo : qualité des saisies, contrôle de l’adversaire, amenées au sol, projections, travail en opposition, enchaînements technico-tactiques et capacité à gérer l’intensité du combat.
Dans le Sambo Combat, la dimension offensive et la résistance physique devraient davantage solliciter les capacités d’adaptation des combattants. Dans le Sambo Sportif, la précision technique, la vitesse d’exécution et l’efficacité dans les phases de projection et de contrôle pourraient faire la différence.
Le complexe BEAC, théâtre d’une journée sous haute tension
Pour les prétendants au podium, aucune place ne sera acquise d’avance. Chaque engagement, chaque projection et chaque point pourront peser lourd dans la course au titre.
Cette Coupe du Cameroun constitue également une vitrine pour les ligues et clubs engagés, qui auront à cœur de démontrer la qualité de leur formation et la profondeur de leur réservoir.
Mais au-delà de la compétition nationale, la direction technique aura surtout les yeux rivés sur les performances individuelles.
Le billet pour les échéances internationales en ligne de mire
La compétition doit en effet permettre aux techniciens de détecter, évaluer et sélectionner les profils les plus performants en vue de la constitution des prochaines équipes nationales.
Pour les samboïstes, le message est donc clair : le podium national peut devenir le point de départ d’une aventure internationale.
L’enjeu est d’autant plus important que le Cameroun accueillera prochainement la 3e édition de l’Open International de Sambo de la CEEAC, annoncée au début du mois de septembre 2026 dans la capitale politique.
Une échéance sous-régionale pour laquelle chaque athlète devra convaincre par sa forme physique, sa maîtrise technique, son intelligence tactique et surtout sa capacité à performer sous pression.
Une dernière ligne droite avant le grand combat
À la veille de cette grande messe nationale, les préparatifs s’intensifient et la pression monte progressivement dans les différents états-majors.
Samedi, il ne sera plus question de promesses, mais de démonstration sur le tapis. Les combattants devront transformer des mois de préparation en efficacité réelle, imposer leur rythme, exploiter les ouvertures et aller chercher chaque opportunité jusqu’au terme du combat.
Du Sambo Sportif au Sambo Combat, les meilleurs techniciens du pays sont appelés à livrer bataille pour le titre suprême.
À Yaoundé, le tapis sera donc le juge. Les projections désigneront les champions, les performances dessineront les futures sélections et, au bout de cette journée de haute intensité, le Cameroun pourrait découvrir les nouveaux ténors de son Sambo national.
WILFRIED NGOMSEU







