Le Maroc poursuit son ascension sur la scène mondiale. En éliminant les Pays-Bas au terme d’une rencontre intense conclue aux tirs au but (1-1, 3 tab à 2), les Lions de l’Atlas ont une nouvelle fois démontré qu’ils étaient désormais bien plus qu’une équipe capable de créer des exploits ponctuels. À mesure que les grandes compétitions s’enchaînent, le Maroc construit un véritable statut, celui d’une sélection qui sait répondre présente lorsque la pression est maximale.
Dans un tournoi où plusieurs favoris ont déjà vacillé, les hommes de Mohamed Ouahbi continuent d’avancer avec une maturité qui impressionne.
Une équipe qui refuse désormais de perdre
Le scénario de la rencontre résume parfaitement l’évolution du football marocain. Menés en seconde période après l’ouverture du score néerlandaise, les Lions de l’Atlas n’ont jamais renoncé. Fidèles à leur identité, ils ont continué à monopoliser le ballon, multipliant les offensives jusqu’à trouver l’égalisation dans le temps additionnel.

Avec près de 70 % de possession, une quinzaine de tentatives et une domination territoriale durant une grande partie du match, le Maroc a fini par être récompensé de sa persévérance. La prolongation n’a pas permis de départager les deux équipes, mais la séance des tirs au but a une nouvelle fois mis en lumière l’une des grandes forces marocaines : le sang-froid.
Yassine Bounou, déjà héros face à l’Espagne lors du Mondial 2022, a encore repoussé une tentative décisive, offrant à son équipe une qualification pleinement méritée.
Cette capacité à rester lucide dans les moments les plus tendus est devenue l’une des signatures de cette génération.
Une continuité plutôt qu’un exploit
Longtemps, les performances africaines en Coupe du monde ont été présentées comme des surprises. Ce qualificatif semble désormais inadapté lorsqu’il s’agit du Maroc.
Depuis la demi-finale historique atteinte au Qatar en 2022, les Lions de l’Atlas n’ont cessé de confirmer leur progression. Ils ont remporté la CAN 2025, terminé en tête de leur groupe lors de ce Mondial après avoir tenu le Brésil en échec puis dominé l’Écosse et Haïti, avant de sortir l’une des grandes nations européennes.
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Cette régularité traduit un travail de fond. Le Maroc dispose aujourd’hui d’un effectif expérimenté, d’une organisation tactique solide et d’une profondeur de banc qui lui permettent d’aborder les grands rendez-vous avec ambition plutôt qu’avec prudence.
Surtout, les joueurs semblent avoir intégré une nouvelle culture de la victoire. Là où les générations précédentes se satisfaisaient parfois d’avoir rivalisé avec les meilleures équipes, celle-ci nourrit désormais l’ambition de les éliminer.
Le Canada, un obstacle à ne pas sous-estimer
Le prochain défi mènera les Marocains face au Canada, tombeur de l’Afrique du Sud dans les derniers instants (1-0).
Si les Lions de l’Atlas partiront avec le statut de favoris, ils savent que la mission sera loin d’être simple. Les Canadiens évoluent à domicile, bénéficient d’un important soutien populaire et possèdent plusieurs joueurs capables de faire basculer une rencontre, notamment Alphonso Davies, Jonathan David et Stephen Eustáquio.
Le Maroc devra également gérer la récupération après 120 minutes d’efforts contre les Pays-Bas. La fraîcheur physique pourrait constituer un facteur déterminant.
En cas de qualification, les Lions de l’Atlas atteindraient les quarts de finale pour la deuxième Coupe du monde consécutive, une performance inédite pour une sélection africaine. Plus qu’un nouvel exploit, ce serait la confirmation que le Maroc s’est durablement installé parmi les références du football mondial.







