L’Égypte était à onze minutes de réaliser l’un des plus grands exploits de son histoire. Face à l’Argentine, championne du monde en titre, les Pharaons menaient 2-0 et semblaient avoir toutes les cartes en main pour rejoindre les quarts de finale de la Coupe du monde 2026. Puis tout s’est écroulé.
Entre la 79e minute et le temps additionnel, l’Albiceleste a inscrit trois buts pour s’imposer 3-2, transformant un rêve égyptien en immense désillusion. Une remontée aussi spectaculaire que brutale, qui laissera des regrets pendant longtemps.
Une prestation presque parfaite… pendant 79 minutes
L’Égypte avait pourtant réalisé tout ce qu’il fallait pour faire tomber l’Argentine. Organisés défensivement, agressifs dans les duels et dangereux en contre-attaque, les hommes d’Hossam Hassan ont rapidement récompensé leurs efforts grâce à Yasser Ibrahim, auteur de l’ouverture du score dès la 15e minute.

Face à une Argentine inhabituelle, incapable de trouver des espaces, les Égyptiens ont continué à croire en leur plan de jeu. Le gardien Mostafa Shobeir a multiplié les arrêts décisifs, allant jusqu’à repousser un penalty de Lionel Messi, un tournant qui semblait rapprocher les Pharaons d’un exploit historique.
Lorsque Mostafa Ziko a inscrit le deuxième but à la 67e minute, l’Égypte avait un pied en quarts de finale. À 2-0, les champions du monde semblaient au bord de l’élimination.
Treize minutes qui changent tout
Mais face à une équipe comme l’Argentine, un match ne se termine jamais avant le coup de sifflet final. À la 79e minute, Cristian Romero relance les siens d’une tête puissante sur coup de pied arrêté.
Quatre minutes plus tard, Lionel Messi efface son penalty manqué en égalisant d’une frappe qui redonne vie à l’Albiceleste.
Sous le choc, les Égyptiens perdent progressivement leur maîtrise. Les lignes se désorganisent, les espaces apparaissent et l’Argentine pousse sans relâche.
Dans le temps additionnel, Enzo Fernández surgit de la tête pour inscrire le but de la victoire (90+2). En seulement treize minutes, l’Égypte est passée d’un exploit historique à une élimination cruelle.
Une défaite qui fait mal, mais qui change le regard sur l’Égypte
Le score laissera forcément un goût amer. Cette génération avait les moyens d’écrire la plus belle page du football égyptien. Pourtant, cette Coupe du monde restera aussi comme celle du renouveau des Pharaons.
Deuxièmes de leur groupe derrière la Belgique, vainqueurs de l’Australie aux tirs au but au tour précédent, ils ont ensuite mis le champion du monde au bord du précipice. Peu d’équipes auront autant bousculé l’Argentine dans cette compétition.
Cette élimination révèle toutefois une réalité : au très haut niveau, les détails font toute la différence. Les grandes sélections savent exploiter le moindre moment de faiblesse, et l’Argentine l’a démontré avec une efficacité redoutable.
L’Égypte quitte donc le Mondial avec des regrets immenses. Mais elle repart aussi avec une certitude à savoir que les Pharaons ont retrouvé leur place parmi les équipes capables de regarder les plus grandes nations droit dans les yeux. Il leur reste désormais à apprendre la leçon la plus difficile du football mondial : savoir tuer un match lorsque l’occasion se présente.






