À seulement 20 ans, Serena Nguimbis Ntove se bat aujourd’hui pour rester en vie. Loin des courts de tennis où elle a construit ses premiers rêves et fait résonner le nom du Cameroun, la jeune joueuse camerounaise est actuellement hospitalisée au Ghana, où son état de santé est décrit comme critique par ses proches. Une situation dramatique qui plonge sa famille, ses entraîneurs et toute la communauté tennistique dans l’inquiétude.
Née le 22 mars 2006, Serena n’est pas une inconnue du tennis camerounais. La jeune athlète s’est notamment illustrée en remportant la Billie Jean King Cup de la zone 4 en 2025, contribuant ainsi à porter haut les couleurs du Cameroun sur la scène régionale. Ancienne pensionnaire de l’Oyebog Tennis Academy de Nkake-Souza, elle a progressivement gravi les échelons avec l’ambition de franchir un nouveau cap dans sa carrière.

Animée par cette volonté de progresser, Serena s’est rendue au Ghana il y a près de six mois pour y suivre un stage intensif et poursuivre son développement avec une nouvelle équipe d’encadrement. Mais le projet sportif s’est brutalement transformé en combat pour la vie. Selon les informations communiquées par sa famille, la jeune joueuse est malade depuis plusieurs mois et hospitalisée sur place. Après une période durant laquelle son état semblait s’être stabilisé, de graves complications sont survenues.
Ses proches indiquent qu’elle a notamment été confrontée à des crises d’épilepsie liées à une infection virale cérébrale et qu’une réaction médicamenteuse sévère, présentée par son entourage comme un syndrome de Stevens-Johnson, aurait aggravé son état. Face à la complexité de la situation, les médecins poursuivent les soins et tentent de stabiliser la jeune Camerounaise. Sa famille affirme que les dernières évaluations médicales étaient particulièrement préoccupantes, avec des chances de survie estimées à moins de 50 % à un moment donné.
Derrière ces chiffres se trouve surtout une jeune femme, une sportive et une fille qui, il y a encore quelques mois, se battait sur les courts pour gagner des matches et défendre les couleurs du Cameroun. Aujourd’hui, son combat est différent. Chaque journée passée à l’hôpital représente de nouvelles dépenses pour sa famille et son équipe, déjà lourdement sollicitées par plusieurs mois de prise en charge médicale au Ghana.
C’est dans ce contexte que Venus Agale, l’aînée de Serena et sa famille , lance un appel à la solidarité. Elles sollicitent notamment les médias, les acteurs du sport et toutes les personnes susceptibles de contribuer à faire connaître la situation de sa petite sœur. Une cagnotte GoFundMe a été mise en place au Ghana pour participer au financement de son traitement, tandis que des collectes sont également organisées au Cameroun par Orange Money et Mobile Money.

L’appel s’adresse particulièrement à la grande famille du tennis camerounais : joueurs, entraîneurs, dirigeants, clubs, académies, anciens champions, partenaires et passionnés. Mais il dépasse largement le cadre sportif. Serena a besoin de la solidarité de tous ceux qui peuvent contribuer, même modestement, à alléger le poids financier qui pèse aujourd’hui sur sa famille et à lui permettre de poursuivre ses soins.
Car derrière la compétitrice se cache un talent que le Cameroun a déjà vu grandir. Une jeune Lionne qui a représenté son pays, remporté des compétitions et nourri le rêve de poursuivre son ascension dans le tennis. Aujourd’hui, elle ne demande pas de médaille, ne dispute aucun tie-break et ne cherche aucun trophée. Elle se bat simplement pour avoir la possibilité de revenir sur un court.
À ses côtés, sa famille garde l’espoir. Ses proches demandent aux Camerounais de ne pas rester indifférents face à cette épreuve. Un don, même modeste, peut contribuer aux frais médicaux. Un partage peut permettre à l’appel d’atteindre une personne capable d’apporter une aide importante. Une mobilisation collective peut également rappeler à Serena qu’elle n’est pas seule dans ce combat.
Le tennis camerounais a souvent célébré ses victoires, ses titres et ses performances. Aujourd’hui, il est appelé à se rassembler autour de l’une des siennes dans un moment où la victoire se mesure autrement. Serena Nguimbis a déjà fait la fierté du Cameroun sur les courts. Aujourd’hui, c’est au Cameroun de lui tendre la main.
Chaque contribution compte. Chaque partage peut ouvrir une nouvelle porte. Chaque geste peut apporter un peu plus d’espoir à Serena et à sa famille.
À 20 ans, son histoire ne doit pas s’arrêter sur un lit d’hôpital. La jeune Lionne se bat pour sa vie. Mobilisons-nous pour lui donner une chance de continuer à se battre, de se rétablir et, un jour, de retrouver la terre battue, raquette en main, sous les couleurs du Cameroun.
WILFRIED NGOMSEU






