Yaoundé, 25 juin 2026. Le rideau est tombé sur l’un des plus illustres artisans du 7ᵉ art africain. Dans une atmosphère empreinte de recueillement, de dignité et d’une profonde émotion, la communauté culturelle nationale et internationale s’est réunie ce jeudi au Centre Hospitalier et Universitaire de Yaoundé pour accompagner vers sa dernière demeure le cinéaste camerounais Bassek Ba Kobhio.
Dès les premières heures de la cérémonie de levée de corps, un silence chargé de gravité enveloppait les lieux. Parents, proches, compagnons de route, artistes, réalisateurs, producteurs, acteurs et représentants des institutions culturelles ont répondu présents pour rendre un ultime hommage à celui qui aura consacré sa vie à l’écriture, à la réalisation et à la promotion d’un cinéma africain authentique, ambitieux et profondément enraciné dans les réalités du continent.

À la tête d’une importante délégation gouvernementale, le ministre des Arts et de la Culture, accompagné de plusieurs membres du gouvernement et de hautes personnalités, est venu témoigner de la reconnaissance de la Nation envers cet homme de culture dont l’engagement a largement contribué au rayonnement du Cameroun sur la scène cinématographique mondiale.
Au fil des hommages, les témoignages se sont succédé, retraçant le parcours exceptionnel d’un visionnaire qui, au-delà de ses œuvres, a construit des passerelles entre les cinémas africains et le reste du monde. Réalisateur de renom, producteur audacieux, formateur de talents et défenseur infatigable des industries culturelles africaines, Bassek Ba Kobhio laisse derrière lui une filmographie remarquable ainsi qu’un héritage institutionnel et intellectuel qui continuera de nourrir les générations futures.
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Dans les regards embués de larmes, chacun semblait mesurer l’ampleur de la perte. Car au-delà de l’homme de cinéma, c’est une mémoire vivante du patrimoine culturel africain qui s’en est allée. Une figure tutélaire dont la voix, les convictions artistiques et la quête permanente d’excellence ont façonné plusieurs décennies de création audiovisuelle sur le continent.
La levée de corps, ponctuée de moments de méditation, de prières et de profondes marques de respect, a symbolisé l’ouverture officielle des obsèques de ce géant du 7ᵉ art. Une séquence particulièrement émouvante qui a vu amis, collaborateurs et admirateurs défiler une dernière fois devant la dépouille de celui qui a consacré son existence à raconter l’Afrique à travers l’image.
Aujourd’hui, les projecteurs s’éteignent sur une carrière exceptionnelle, mais l’œuvre demeure. Dans les écoles de cinéma, sur les plateaux de tournage, dans les festivals et dans le cœur de milliers de passionnés, l’empreinte de Bassek Ba Kobhio continue de vivre comme une source d’inspiration inépuisable.
Plus qu’un réalisateur, plus qu’un producteur, Bassek Ba Kobhio était une institution. Et si l’homme quitte la scène terrestre, son héritage, lui, restera à jamais inscrit dans le grand récit du cinéma africain.
WILFRIED NGOMSEU






